<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332</id><updated>2012-02-16T08:51:23.819-08:00</updated><title type='text'>On est toujours trop bon</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>63</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7337056116954508973</id><published>2011-06-03T20:13:00.000-07:00</published><updated>2011-06-03T20:53:02.945-07:00</updated><title type='text'>87. MÉDICAL</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Montréal se fait manger l'intérieur par le long ténia qui le traverse a longueur de journée. Il s'arrête a chaque station, comme un hoquet sans fin. Il fait une pause a Berri-Uqam quelques instants, le temps de prendre dans son wagon un homme pressé qui s'en va a un rendez-vous important a l'hôpital Notre-Dame. En plus de son costume qui lui donne un air rigolo, il porte un masque anti-projection. Il entre de justesse dans le wagon et les portes se referment malheureusement sur sa cravate, le prenant au piège. Le stress s'empare de lui et c'est malencontreux, car son syndrome de Tourette ne s'en trouve qu'exacerbé. Il lance des petits sons stridents et sa coprolalie le prend de plus belle: pute, vache, salope, connerie, va chier, putain, connasse, etc. Sa cravate en prend pour son rhume. Une jeune femme le voit et pouffe de rire: la jeune autiste tient serré son Ipod qu'elle a enfoncé sur ses oreilles. Toute intrusion sonore autre que sa musique la rend totalement insécure. Elle n'entend pas l'homme, mais le voir gesticuler et surtout voir la cravate prise dans les portes la fait bien se marrer. L'homme panique de plus belle en entendant son rire, se sentant plus vulnérable que jamais. Il sent la crise d'asthme venir et sort sa pompe. Il reprend son souffle et tente d'invectiver la jeune fille, mais s'étouffe encore. Il a non seulement aucun crédit, en plus il fait pitié. La jeune femme réalise que son Ipod est presque déchargé et va s'arrêter bientôt. Elle ne s'occupe plus du tout de l'homme, trop occupée a chantonner pour se rassurer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus tard...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'homme est maintenant rendu a la grande bibliothèque après avoir marché a partir de l'hôpital. On lui a renouvelé ses médicaments et malgré quelques petites angoisses et problèmes mineurs, tout va pour le mieux. Il a oublié l'incident arrivé plus tôt. Il s'installe tranquillement pour lire le Monde Diplomatique quand son cellulaire sonne, lui rappelant de prendre sa médication quotidienne. Une femme asiatique souffrant d'une hyperacousie et assise juste a côté de lui se lève brusquement et lui balance une claque qui, douloureusement, lui rappelle qu'il n'a toujours pas soigné cet abcès qu'il endort depuis des jours avec des analgésiques.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://mamereetaithipster.com/"&gt;Ma mère était hipster&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7337056116954508973?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7337056116954508973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/06/87-medical.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7337056116954508973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7337056116954508973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/06/87-medical.html' title='87. MÉDICAL'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5245451707627242918</id><published>2011-06-01T21:03:00.000-07:00</published><updated>2011-06-01T21:03:07.570-07:00</updated><title type='text'>90. ZOOLOGIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la jungle berriuqamienne à l’heure où les animaux débutent leur journée, l’hirondelle ne fait pas le printemps mais le castor bicolore saute du coq à l’âne. La cigale vend la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le rat a la chair de poule, car le gigantesque serpent bleu sort de son trou noir. Le reptile se dirige vers le Mont Morency.  Il longe la rivière Orange. L’écureuil brun aux pattes blanches saute sur le serpent bleu. Le rongeur veut lui aussi aller à la montagne. Sa grosse queue poilue coince sous le ventre écaillé de sa monture, de sorte que le rampement du serpent bleu projette l’écureuil dans l’eau glacée de la rivière.  Le singe rit comme une hyène. L’écureuil monte sur ses grands chevaux et fustige le primate du regard. Le rongeur trempé sort de l’eau, tandis que le singe murmure qu’il a mangé du lion. Deux heures plus tard, l’écureuil lit "Le livre de la jungle", enfin sec et fier comme un pou. Brusquement, il se met à hurler. À cet instant précis une vipère asiatique passe derrière lui. Elle a d’autres chats à fouetter, mais avale tout de même le rongeur au passage. La vipère chinoise rotant l’écureuil continue à peigner la girafe qui verse des larmes de crocodile.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://flashgordoncontre-attaque.blogspot.com/"&gt;Flash Gordon &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5245451707627242918?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5245451707627242918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/06/90-zoologique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5245451707627242918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5245451707627242918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/06/90-zoologique.html' title='90. ZOOLOGIQUE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2702041497989347337</id><published>2011-05-30T13:04:00.000-07:00</published><updated>2011-05-30T13:04:43.828-07:00</updated><title type='text'>75. MÉTATHÈSES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tastion Merru-Iqab, c’te jaur-lò, à l’eurhe de toinpe, un hmome renta en toucran dnas el wagon rein qu’avant qu’les torpes se morfent. Li torpait sul re dos eun vetse narrom et des lousiers tropss bnalcs, moque la Gierve Ramie. La gline onrage dérrama, rédiction Connymmorent, et en se tournerant puor déprenrre son éliquibre la crevata se trip dnas sel petros.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sassie sur le bnac jutse à toqué, nue jeeun liffe ffoupe de rrie. L’hmome se châfe. Li tenda te la sernommer, mais sa crevata prensinoire dse torpes lui évenla tetou décilibrité. Li scenddit à Shebrooke, et la liffe évela selon don se dipo en rummurant sel plarose d’eun noute du toube des vrèles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Duex heuser psul trad je rcoiserai l’hmome al à crevata al à Tiquelibohbè Latianone. Li silait el Ondme Plodimatique quorsle son ténélophe musquebrent néronsa. Eun mmefe asiaqueti à ce nommet cépris ssapait redière lui et lui nodda nue dorbmifale calque dnas le têta.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sébastien Roldan &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2702041497989347337?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2702041497989347337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/05/75-metatheses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2702041497989347337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2702041497989347337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/05/75-metatheses.html' title='75. MÉTATHÈSES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-8714530270472830028</id><published>2011-04-07T13:33:00.000-07:00</published><updated>2011-04-07T13:34:34.980-07:00</updated><title type='text'>60. ODE</title><content type='html'>Dans le métro&lt;br /&gt;boulot&lt;br /&gt;dodo&lt;br /&gt;qui dort&lt;br /&gt;qui dîne&lt;br /&gt;qui a bonne mine&lt;br /&gt;un homme au trot&lt;br /&gt;un homme en trop &lt;br /&gt;entrant, courant&lt;br /&gt;entre en courant&lt;br /&gt;entre deux portes&lt;br /&gt;coincée sa glotte&lt;br /&gt;pincé de l'aorte&lt;br /&gt;tel un cloporte &lt;br /&gt;tiré de la sorte&lt;br /&gt;il s'humilie&lt;br /&gt;on l'humilie&lt;br /&gt;sans homélie&lt;br /&gt;l'homme est lié&lt;br /&gt;l'homme est vexé&lt;br /&gt;l'homme s'est poussé: &lt;br /&gt;"j'ai pas la peste"&lt;br /&gt;une fille, du ruste&lt;br /&gt;une fille, du raste&lt;br /&gt;une fille, du reste&lt;br /&gt;chante avec zest&lt;br /&gt;une chanson de geste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la bibli&lt;br /&gt;f-i-fi&lt;br /&gt;n-i-ni&lt;br /&gt;cactus&lt;br /&gt;fétus &lt;br /&gt;motus &lt;br /&gt;et bouches&lt;br /&gt;cousues&lt;br /&gt;goulues&lt;br /&gt;têtues&lt;br /&gt;j'ai la berlue&amp;nbsp; &lt;br /&gt;le m'as-tu-vu&lt;br /&gt;assis bancal &lt;br /&gt;lit un journal&lt;br /&gt;qu'est pas en joual&lt;br /&gt;quand on l'appelle&lt;br /&gt;tonnerre de Brel:&lt;br /&gt;"fuck c'est mon cell"&lt;br /&gt;une japonaise&lt;br /&gt;une japonette&lt;br /&gt;une japobelle&lt;br /&gt;pogne la bébelle&lt;br /&gt;pis le mensuel&lt;br /&gt;d'un coup de truelle &lt;br /&gt;lui flanque une crampe&lt;br /&gt;pré-menstruelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-8714530270472830028?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/8714530270472830028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/60-ode.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8714530270472830028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8714530270472830028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/60-ode.html' title='60. ODE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4124799591717792436</id><published>2011-04-04T07:11:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T07:11:31.421-07:00</updated><title type='text'>59. TÉLÉGRAPHIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;MÉTRO BERRI 17H LIGNE ORANGE DIRECTION MONTMORENCY STOP HOMME PRESSÉ ENTRE DANS WAGON STOP CRAVATE PRISE DANS PORTE STOP FEMME RIT DE LUI STOP HOMME SE FACHE ET GESTICULE STOP STATION SUIVANTE HOMME DESCEND DU WAGON STOP FEMME ECOUTE MAINTENANT SON IPOD STOP&amp;nbsp; DEUX HEURES PLUS TARD STOP HOMME A LA BIBLIOTHEQUE STOP&amp;nbsp; FEUILLETTE UN JOURNAL STOP CELLULAIRE SONNE STOP ASIATIQUE OFFUSQUEE LE FRAPPE STOP FIN DE LA TRANSMISSION&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/"&gt;Ma mère&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4124799591717792436?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4124799591717792436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/59-telegraphique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4124799591717792436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4124799591717792436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/59-telegraphique.html' title='59. TÉLÉGRAPHIQUE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2145973383888457478</id><published>2011-04-03T03:53:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T07:10:15.021-07:00</updated><title type='text'>58. AUDITIF</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les tourniquets bippent et cliquètent, vomissant en petits rots la horde piétinante et babillante de passagers. La rumeur de pas et de mots s’intensifie, les étoffes se frottent, les éclats de voix sont assourdis alors qu’un soufflement de ventilateur annonce l’arrivée du métro. Les portes claquent comme le couperet de la guillotine sur le cou du condamné et déversent et ravalent leur lot de voyageurs. Un crissement froid de pantalons en matière synthétique et un claquement de semelles en caoutchouc s’approchent à toute vitesse du wagon alors que la voix désincarnée de la STM en personne ordonne de libérer les portes. L’homme se glisse entre celles-ci, lâchant malgré lui un cri d’effort pathétique. Chonk! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soufflant comme un marathonien en fin d’épreuve, il tire sur sa cravate restée prise entre les deux portes, tel un contrebassiste jazz tentant d’atteindre le it. Une mélodie joyeuse s’élève des lèvres d’une jeune flûte traversière. L’homme grogne et vocifère de sa voix nasale contre la ricaneuse, mais il ne réussit ridiculement qu’à provoquer davantage de glougloutements chez elle. « Station Sherbrooke », déclare fièrement la STM. Bruyamment, ostentatoirement, l’homme sort en crissant des pantalons, et la petite flûte remet sur ses oreilles des écouteurs, desquels s’échappe un arrangement de guitares distortionnées, de batterie enragée et de voix lacérantes, reproduites presque silencieusement entre ses lèvres. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cent-vingt tics d’une horloge plus tard, mes oreilles captent à nouveau le crisseur, occupé à feuilleter sonorement un journal à la béaennecul. La neuvième symphonie de Beethoven version boîte de conserve monte en crescendo de sa poche. Presque au même moment, une petite main de tailleuse chinoise fend l’air tel un sabre japonais et s’abat avec un bruit sourd derrière sa tête. Le choc de son cerveau contre sa boîte crânienne a pu être entendu à quelques centimètres à la ronde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.worldofstock.com/slides/PFO2696.jpg"&gt;Crouttie&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2145973383888457478?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2145973383888457478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/56-tactile.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2145973383888457478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2145973383888457478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/56-tactile.html' title='58. AUDITIF'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4363643486662252272</id><published>2011-04-01T08:19:00.000-07:00</published><updated>2011-04-01T08:19:47.662-07:00</updated><title type='text'>57. VISUEL</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pense aux montres molles de Dali. Le temps s'écoule comme une fuite d'eau, dans ce métro bondé. Je m'évade en regardant le grand vitrail qui surplombe les rames, avec ces grands pans colorés d'un rouge sanglant. Ses personnages m'effraient toujours un peu: ils semblent tout droit sortis d'un espace-temps futuriste et, en même temps, médiévalesque. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le métro arrive et j'embarque dans le wagon qui s'ouvre devant moi. J'ai toujours cette image qui me revient en tête en entrant dans le métro, que Christian Mistral décrit dans un de ses romans: celle de tous ces passagers - et moi-même - enfermés dans le compartiment qui se scellerait automatiquement, aussitôt entrés, pris en otage par un artiste contemporain - qui nous laisserait crever et s'entretuer dans cette prison installée au musée pour la cause - , au nom de l'art. Je frissonne et tente d'oublier ces visions lugubres. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les portes se ferment alors sur un homme qui, en plus d'être retardataire, est malchanceux. Sa cravate est prise dans les portes du wagon. L'image est si drôle, j'aimerais prendre une photo. Je n'ai rien pour ce faire, alors le cliché demeure simplement imprégné dans ma tête. Surtout qu'il gesticule, agitant les pans de sa veste brune aux coudes patchés - ces vieilles vestes des années 70 -, et qu'il donne des coups de pieds rageurs dans les portes, abîmant ses espadrilles blanches qui se couvrent tranquillement de stries grises. Tout le compartiment le regarde. Une demoiselle donne l'impression d'avoir vu une série de toile d'Élisabetta Fantone, car elle rit franchement. L'homme ne partage pas son avis car, la cravate toujours prise, il vocifère après celle-ci. Elle le regarde avec un air de pitié. Elle me rappelle ma tête après avoir vu les clowns pathétiques de Muriel Millard. Et sa tête à lui, me fait penser au Cri de Munch: l'homme au bord du désespoir. Heureusement, il descend à la station suivante, ce qui le libère des portes maudites et aussi des regards amusés de tous les passagers. Il fuit pratiquement, nous abandonnant tous avec une image rigolote pour égayer la journée. La jeune demoiselle, qui ressemble étrangement à cette jeune femme, la Maja vêtue, portraiturée par Goya, ne se souci déjà plus de lui et fredonne doucement, son lecteur mp3 rose fluo à la main. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2 heures plus tard, par un hasard inouï, je croise à nouveau l'homme à la cravate. Il est, tout comme moi, à la bibliothèque et feuillette la section Arts d'un journal français. Il y a des photos de toiles, de sculptures et de gens dans un vernissage. Alors que j'hésite à poursuivre ma lecture par-dessus son épaule, son cellulaire émet une sonnerie stridente qui réveillerait d'entre les morts Marat, assassiné dans son bain, une scène peinte avec tant de minutie par Jacques-Louis David. Sa voisine de lecture émet un hoquet offusqué et le foudroie du regard. Qu'il ne voit pas, puisqu'il tente d'éteindre son téléphone qui sonne de plus en plus fort. La femme, une belle étrangère aux traits polynésiens - dont Gauguin aurait certainement tiré un sensuel portrait - , se lève et le frappe sur la joue droite. Un magnifique rouge carmin apparaît alors sur son visage. Et la femme, gênée de ce brusque accès de rage, est, quant à elle, plutôt blanche coquille d'œuf. Il s'agit là d'un bien beau tableau et je quitte en catimini, emportant avec moi une série fascinante d'images collectées ça et là depuis le matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/"&gt;Ma mère &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4363643486662252272?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4363643486662252272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/57-visuel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4363643486662252272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4363643486662252272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/04/57-visuel.html' title='57. VISUEL'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5503687791325782175</id><published>2011-03-30T12:21:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T19:36:37.043-07:00</updated><title type='text'>56. TACTILE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comprimée. Comme dans une chambre hyperbare sans oxygène. La ligne orange dans le trafic. Mon petit matin bombardé de textures moites et chaudasses. Mon café renversé comme une averse bouillante et soudaine sur ma jolie robe à imprimé Liberty rose pâle, pâle, pâle. La chaleur trop vive sur ma peau juste un peu bronzée du début de l'été, l'humidité collante d'un expresso déversé dans un décolleté au lieu d'être bu d'un trait. À cause d'un pauvre con qui jouait du coude. Sa cravate orange métallique de douchebag qui ne voulait pas collaborer. Pognée dans porte. Quel débile avec ses pompes de dégénéré. On dirait des chaussons blancs de poupons. Pas moyen qu'il s'excuse poliment et lève les feutres comme un parfait pas de classe. La vague sensation que tout le monde est beaucoup trop dans ma bulle. Comme s'ils me grattaient l'intérieur de leurs regards trop appuyés et que leur souffle à l'unisson me balayait le visage d'un vent désagréable de papier sablé à l'haleine réchauffée et laiteuse. À la station Sherbrooke, alors que la meute de bozos effectue enfin un changement de formation, je m'assois à côté d'une jeune fille scotchée à son i pod qui fait semblant de chanter, mais qui n'a pas manqué une seule seconde de ma grande épopée matinale. Elle se mord les joues pour réprimer son couinement nerveux de hamster hystérique. C'est que le macho de première au look tellement pas branché se confond en excuses depuis au moins Beaubien en tentant d'éponger maladroitement et presque incestueusement la map de café gris au beau milieu de ma journée gâchée. De l'insignifiant banc de plastique orange bien collé à ma cuisse découverte pour cause de robe trop courte, et maintenant juteuse, je l'insulte cordialement pour ne pas le mordre de rage, planter mes dents dans son épiderme qui goûterait probablement une version encore plus cheap que le Old Spice de Dollorama et serrer à m'en exploser la mâchoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dégoût de la proximité logé dans chacun de mes pores. Excédée par la foule insignifiante comme un ongle incarné. L'autre qui me gosse comme une mini coupure de feuille de papier entre deux doigts. Insupportable. Tannant. Désagréable. J'accepte finalement son vingt piasses (pour une autre jupe qu'il me dit…) juste pour être certaine qu'il cesse de gratter ma patience comme l'urticaire piquante générée par cette ride de métro cauchemardesque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bibliothèque Nationale. Ma revue de littérature qui doit avancer malgré tout. Damn! On dirait que le plus bel apollon de la ville est venu trainer dans les rayons au lieu d'aller escalader le Mont Royal. Et, en ce bad dress day où j'ai l'air de triper sur la fragrance vieux criss de café frette no 5, il choisit avec désinvolture et confiance de venir effeuiller le Monde Diplomatique à ma table de travail. La mine en berne, les épaules voûtées et le frisson de la honte comme un fardeau de mille livres sur mon petit corps recouvert d'un genre de tapis moisi, je tente d'avoir l'air de contrôler ma panique. En fait, je me démolie de l'intérieur, je ne lis pas, je fixe mes textes avec l'espoir fou de me confondre dans le paysage. Son téléphone sonne! L'employée de service, une asiatique d'un certain âge à la voix caressante comme du miel chaud vient lui demander cordialement d'éteindre son appareil téléphonique. Elle ne manque pas non plus de remarquer l'objet brun de mon désarroi et de le souligner au gros marqueur funky fluo…De l'eau froide et du jus de citron qu'elle me conseille. Ouais! Merci bien! En croisant le regard amusé du mannequin déguisé en intellectuel accessible, j'ai vraiment fait une face de citron sûr. Mais quelle poisse!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://commeunetruitesurlasphalte.blogspot.com/"&gt;Sardine au sole&lt;/a&gt;il&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5503687791325782175?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5503687791325782175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/58-auditif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5503687791325782175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5503687791325782175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/58-auditif.html' title='56. TACTILE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7829851591104101087</id><published>2011-03-21T10:40:00.000-07:00</published><updated>2011-03-21T10:40:49.333-07:00</updated><title type='text'>55. GUSTATIF</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À cette heure, je commence à avoir faim, moi! Toute cette couleur orange à chaque station me donne envie d'un canard, tiens! Juteux et cuit à point... j'oserais même, accord inusité certes, mais bon j'en ai envie, un bon verre de sauternes pour l'aider à descendre doucement vers mes enzymes enthousiastes. Mmmh, menoum! Mais! Mais qu'est-ce que c'est que cet hurluberlu?!? Pouah! Tu parles d'un turn off! Il me rappelle exactement ces assiettes de boudin rôti servies dans mon enfance alors que je devais mastiquer pendant de longues minutes cette brune mixture fade de sang cuit qui me roulait dans la bouche indéfiniment. Et même ses chaussures me rappellent les petits oignons marinés servis avec cette pouasse! Jusqu'à sa cravate horizontale, ridiculement coincée dans les portes me rappelle les tranches de bacon trop cuites, raides et froides, qui niaisaient à côté du boudin dégueux. Beurk... j'ai comme un p'tit goût de reflux gastrique qui me remonte tout à coup.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Heureusement, une fraîche cascade de rires clairs sortant de la pulpeuse bouche framboise – ah, ces petits fruits gorgés de soleil et de rosée qui explosent de saveur lorsque cueillis le long des sentiers de canicule – de la jeune fille au teint de pêche me ramène au glouglou de mon verre de sauternes. Mais qu'est-ce qu'elle rigole, la belle! Elle se fend la poire pas à peu près. Le boudin en prend pour son compte! Et woush! Dès que les portes s'ouvrent, il disparaît comme restants aux poubelles! Bon débarras! Non mais sa seule vue couperait l'appétit à un banc de piranhas a jeun!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais c'est que j'ai de plus en plus faim, moi là... et en plus, fallait que je vienne rapporter ce livre de cuisine emprunté à la Grande Bibli avant de rentrer souper... Argh! J'aurais dû m'apporter un en-cas... des dattes fourrées au fromage bleu... mmh le mélange de sucré-salé parfait... ou des figues séchées... des amandes au tamari... NON MAIS J'HALLUCINE OU QUOI!!! Si c'est pas le boudin, juste là, avec sa tranche de bacon en biais et ses p'tits oignons puants! En plus, son cellulaire émet des sons de borborygmes à tue-tête!! Ah ben justement, en pensant "amandes", il y a une paire de yeux là qui le cuisent sur place. Ouch! V'là-t'y pas qu'il mange une de ces taloches en direct du soleil levant! Ha,Ha!! Ben bon, le boudin!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tiens, ça me donne envie tout-à-coup de me payer de l'asiatique dans le coin, tout ça... des légumes croquants... du gingembre... un bon riz collant et... du canard?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://lucreciabloggia.blogspot.com/"&gt;Lucrecia Bloggia &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7829851591104101087?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7829851591104101087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/55-gustatif.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7829851591104101087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7829851591104101087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/55-gustatif.html' title='55. GUSTATIF'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-1763159310246424402</id><published>2011-03-11T17:37:00.000-08:00</published><updated>2011-03-11T17:37:59.440-08:00</updated><title type='text'>54. OLFACTIF</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fumet de cul mal torché l’été, vague odeur d’humidité poisseuse et de moisissure qui prolifère sous les vieux manteaux l’hiver, le métro de Montréal est un show de pyrotechnie olfactive, trois piastres le billet, 365 jours par année, si bien que j’en suis rendu à bénir le rhume des foins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le pire, c’est Berri-Uqam à l’heure de pointe. Tu te retrouves toujours entre deux aisselles qui sentent au mieux les Lays sel et vinaigre, au pire le simili fromage. Des fois c’est toi qui pu, des fois c’est quelqu’un d’autre, mais par la force des choses et pour le dire gentiment, il y a toujours une personne moins fraîche dans le lot. Aujourd’hui, en allant à la station Mont-Royal, alors que j’étais coincé au centre d’une horde de professionnels qui sentaient le Gucci, le Spray-net et/ou l’haleine de café froid, un monsieur est entré en courant et sa cravate est restée prise entre les portes. Son veston brun devait avoir au moins cinquante ans. Immédiatement, le wagon s’est empli d’une forte odeur de boules à mites. Ça sentait une autre époque. Ému, j’ai eu une pensée pour ma grand-mère. Une jeune fille a pouffé de rire et, en m’approchant d’elle, j’ai été ravi de pouvoir humer sa chevelure qu’elle avait dû laver avec du Fructis aux agrumes avant de se rendre à l’école. Ah, l’odeur des jeunes écolières. Je me suis réfugié dans ses boucles en gardant les yeux mi-clos. Hmmm. Le monsieur, en l’engueulant, attira l’attention sur les petites accumulations qu’il avait à la commissure des lèvres, semblables à du smegma, et sur l’impressionnante quantité de tartre qui encombrait son sourire. Il sentait la vieille bite. De la jungle pileuse où je me trouvais, je pouvais renifler son haleine de chacal. J’approchai davantage mon nez de la touffe de la jeune nymphe. Je pouvais distinguer, parmi les arômes de fruits, l’odeur de son cuir chevelu, huilé de sébum... C’était agréable, je devins rêveur et m’imaginai en train de renifler sa petite culotte. Après une dure journée passée sur les bancs d’école, ce devait être un joli bouquet. J’ai le nez pour ces choses-là. Le gars était visiblement pressé et il avait mangé un Shish Taouk avec de petites patates à l’ail... Ça ne faisait aucun doute. J’ai sorti un paquet de gomme de la poche intérieure de mon veston en soutenant son regard, espérant qu’il capte le message. Mais non. Arrivé à la station Sherbrooke, il a regardé tout le monde d’un air hautain et s’est empressé de sortir. Je le soupçonne d’avoir lâché un pet discret et sournois en se penchant pour prendre son sac. Je dis ça parce qu’il a balayé discrètement le wagon du regard, en sortant, comme pour s’assurer qu’il était bel et bien incognito. Toujours plus haut. Les pets des gens frustrés sont les pires, c’est bien connu. Ils les gardent pendant des jours à l’intérieur, les laissent fermenter si longtemps qu’on a presque l’impression de pouvoir y goûter lorsqu’ils en lâchent un. Ma belle a cessé de murmurer sa chanson, un instant, et a fait une grimace de dégoût. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu plus tard, je suis allé à la Bibliothèque Nationale. J’étais en train de consulter un vieil atlas du Madagascar en me demandant ce que pouvait bien sentir le lémur lorsque j’ai aperçu le terroriste olfactif du métro. Il était en train de lire Le Monde Diplomique, ce torchon puant. Son téléphone cellulaire a sonné au moment où j’étais en train de renifler l’index que je venais tout juste d’incérer dans mon oreille. Ça sent drôlement bon, le cérumen, on ne s’y attendrait pas. Une Asiatique qui passait en laissant derrière elle de doux effluves de jasmin et de lotus lui asséna une claque derrière la tête. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;— Son nez se cogna durement contre la table, et c’était bien fait pour lui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon "Soubresaut" Brousseau&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-1763159310246424402?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/1763159310246424402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/54-olfactif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1763159310246424402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1763159310246424402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/54-olfactif.html' title='54. OLFACTIF'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-3174636343015574131</id><published>2011-03-05T12:50:00.001-08:00</published><updated>2011-03-05T12:50:46.285-08:00</updated><title type='text'>53. SONNET</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;Les uns sur les autres à la quatrième heure,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;vers le Nord nous allions, bloqués à la station&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Berri. Sprinta un gueux, Stan Smith aux pieds, veston&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;marron, qui, près du noeud coinça, mais quel malheur!&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la mâchoire infâme un souvenir précieux,&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;la cravate de soie de son oncle Gaston.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une pauvre innocente ignora son sermon,&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;s'esclaffant, et s'enfuit dans son monde ennuyeux.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vis une heure après (non, c'est peut-être deux)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;à la bibliothèque, assis, suant, nerveux:&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;la revue qu'il lisait n'annonçait rien de bon.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vierge Marie, pitié! Épargnez-nous des cons&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;qui ne savent comment se tenir en public&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(ce qui, c'est vrai, n'est pas le cas des Asiatiques).&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, clean, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 15px;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_571FUdHWECU/TUbBQzZBBBI/AAAAAAAAAUI/7rpbQGgOdQo/s1600/Poly-03_Atavismes_700.jpg"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-3174636343015574131?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/3174636343015574131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/53-sonnet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3174636343015574131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3174636343015574131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/53-sonnet.html' title='53. SONNET'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4197873071250615912</id><published>2011-03-03T06:34:00.000-08:00</published><updated>2011-03-03T06:34:26.751-08:00</updated><title type='text'>52. PARTIAL</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je devais, bien contre mon gré, me rendre vers le nord en prenant le métro. Tout ça parce que l'agent de police, en faisant preuve d'un abus de pouvoir flagrant, m'avait retiré mon permis pour un innocent excès de vitesse dans une zone déserte, et qu'il avait jugé que le ton que je prenais pour me défendre (superbement) contre cette contravention indue et excessive, était, selon lui, "agressif". &lt;i&gt;Agressif&lt;/i&gt;? Je dis plutôt "appuyé et fougueux". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si je me rendais "contre mon gré", c'est bien parce que si vous me demandez mon avis (j'en ai toujours un, n'hésitez pas) on ne devrait jamais se rendre à Laval, mieux, on devrait fermer tous les magasins, relocaliser la population et raser tous les blocs, bungalows, semi-détachés, demi-sous sol et autre horreurs d'une abjection architecturale sidérante. Cette zone sinistrée de la culture, entropie du bon goût, ne méritait certainement pas que je la gracie de ma présence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je devais m'y rendre pour des raisons professionnelles (à mon avis, il faut bien gagner sa vie), j'avais revêtu un de mes plus beaux vestons, celui de couleur marron qui est absolument indémodable. Parce que la mode, c'est une pure idiotie de toute manière : des tarlouzes cocaïnomanes et leurs armées de putains anorexiques contrôlent, ordonnent, dictent, mettent sur pied une doxa à laquelle des millions de jeunes et moins jeunes, fortunés ou non, doivent se plier pour payer leur obole au Dieu de la "tendance". Peuh! Toutefois, comme j'allais m'enfoncer au coeur du réseau de transport des prolétaires, et risquer, dans ces fourgons à viande urbaine, de salir des souliers quand même trop précieux pour une telle occasion, je revêtais des espadrilles sportives, les classiques "Stan Smith", eux aussi indémodables et toujours à la fine pointe de l'équipement athlétique, quarante ans après leur mise en marché initiale. Les gens qui déboursent des centaines de dollars pour payer le cachet des athlètes commandités par Nike n'ont rien compris.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon choix de souliers s'est avéré judicieux, puisque j'ai dû passer en sprint afin d'attraper le wagon avant que les portes ne se referment. J'ai toujours eu une foulée de qualité; j'en veux encore à mon entraîneur d'athlétisme qui m'avait retranché de l'équipe tout juste avant les championnats régionaux, sous un prétexte fallacieux (je n'avais pas le meilleur chrono). Ce que je n'avais pas en vitesse, je le compensais en élégance! À preuve, ce superbe pivot que j'ai effectué en rentrant dans le wagon pour éviter de me flanquer sur le torse des passagers près de la porte, exécuté avec une précision technique remarquable. Mais comme pour me punir d'avoir accompli pareille prouesse supérieure à la moyenne, le sort voulut que ma cravate se retrouvât coincée dans les portes du métro, dont le mécanisme de fermeture a toujours été trop rapide à mon goût. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma situation précaire et embarrassante aurait légitimement dû attirer de la compassion et de la pitié à mon égard de la part des autres passagers. Or, au moment même où je songeais pour moi-même que des âmes charitables allaient se mettre à déplorer la situation pénible dans laquelle je me trouvais, j’aperçus du coin de l’œil une jeune, dont les conduits auditifs étaient bouchés par les extrémités d’un de ces gadgets donnant accès à une boulimie de musique numérique, qui pouffait allègrement à la vue du spectacle tragique de mon corps suspendu à une cravate coincée contre mon gré!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah, elle pouvait toujours bien rire, cette petite vaurienne, vautrée qu’elle était dans son banc, petite ingrate qui ne pense même pas à offrir sa place aux aînés, plutôt occupée à se faire lobotomiser par les rythmes convenus et mécaniques de la musique débile qu’elle ne manque pas d’écouter, bien qu’elle n’en comprenne ni la pauvreté musicale, ni l’absence de profondeur ou de clarté mélodique, même, bon sang, les paroles sexuées et dégradantes! Ah, que j’aurais aimé l’admonester et lui inculquer un peu de savoir-vivre et d’amour-propre (précisément dans cet ordre), n’eût été de cette impitoyable appendice vestimentaire bloqué par les portes, qui formait un angle droit avec le col de ma chemise et qui ne me permettait pas, à ces yeux de jeune attardée gavée de téléréalité, de réclamer la prestance royale à laquelle je peux toujours souscrire à juste titre et qui aurait été plus que suffisante afin de lui livrer, non, lui enfoncer au fond de la gorge, le fond de ma pensée!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, au diable le métro et le rendez-vous, songeai-je pour moi-même alors que, arrivé à la station suivante, les infâmes portes qui me tenaient captif relâchèrent leur emprise sur ma cravate et me donnèrent l’occasion de considérer ma prochaine action. Il aurait certainement fallu que je reste un moment de plus dans cet infernal métro, ne serait-ce que pour inculquer un peu de sens dans cette jeune âme damnée qui avait osé prendre plaisir à la vue de mon embarras. Et puis non, mon existence ne devait pas être dilapidée dans de telles actions péremptoires. Je quittai aussitôt le métro, saisissant au passage un fragment d’une chanson baragouinée dans un anglais plus qu’approximatif, émis par la jeune inconsciente s’étant révélée plus vile encore que les tortionnaires portes du métro. Rien ne m’étonnait moins que d’apprendre qu’elle s’adonnait à l’écoute de ce que je reconnaissais du premier coup comme une musique populaire déplorable, peut-être même du hip-hop. J’en étais sûr. Mon jugement ne me trompe jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça faisait je sais pus combien de temps que j’attendais. Crisse elle est jamais à l’heure; c’est-tu juste moi qui sait encore ce que ça veut dire le mot &lt;i&gt;ponctualité&lt;/i&gt;? En plus c’est comme assez frustrant d’attendre quelqu’un dans une bibliothèque, parce que tu peux pas lire, pogné que t’es à tout le temps être en train de vérifier si la personne que tu rencontre est en train d’arriver. Fait chier, y a comme vraiment plein d’affaires à lire icitte. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le fond je devrais p’têtre faire comme le dude habillé tout croche là-bas, juste pogner un magazine ou un hebdomadaire que tu peux lire à coup de paragraphes. Ben, je lirais pas la même affaire que lui, ça a l’air plate en crisse. « Monde Dilomatique » : des articles de fond sur des sujets qui sont tellement loin de nous que si toute la population de ces pays-là pétaient en même temps on le sentirait même pas. Veux-tu ben me dire pourquoi ça m’intéresserait, l’alphabétisation en Ukraine, les prochaines élections au Cambodge ou la culture de l’orge au Nicaragua? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;… Voyons, y est ben tache cet estie-là! Y est capable de se payer un veston laitte pis un iPhone mais y vient à la bibliothèque pour lire gratuitement un journal qui coûte 4 piasses? Pis en plus y est MÊME PAS CAPABLE de mettre son cell à off? J’te dis, y a des claques s’a yeules qui se perde, estie…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;… Oh! J’ai parlé trop vite! Je sais pas d’où est-ce qu’a sort, elle, mais est solide! Quin, le cass, une mornifle pour ton manque de classe! Fuck! C’est comme le mélange parfait entre Monsieur Myagi et Chuck Norris, mais en femme! Wow!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’pense que j’vais aller y demander si elle peut être ma grand-mère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://revuebleuorange.org/archives/personnes/pers/Gabriel%20Gaudette"&gt;Gabriel Gaudette&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4197873071250615912?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4197873071250615912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/52-partial.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4197873071250615912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4197873071250615912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/52-partial.html' title='52. PARTIAL'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5575102305502192039</id><published>2011-03-01T07:36:00.000-08:00</published><updated>2011-03-01T07:36:08.126-08:00</updated><title type='text'>51. DÉSINVOLTE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;I&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon ipod est sur shuffle pis j'arrête pas de skipper les tounes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Juste des tounes de emo. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je manque de foncer dans une vieille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-'Scusez.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pfffffft. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin ma mère est morte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou c'était peut-être hier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ben non c't'une joke. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En tous cas, lui il rentre juste à la dernière seconde pis sa cravate reste pognée dans les portes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça a l'air que c'est ben drôle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle trouve ça vraiment drôle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas lui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Bof.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me dis ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;II&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon cell est sur vibration pour pas faire chier tout le monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même si dans le fond, tsé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je manque de foncer dans un chariot de livres d'art.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-'Scusez.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Shhhhhhh.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mieux ça serait d'écrire tout ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Genre au jour le jour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais fuck off.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En tous cas, lui il a oublié de fermer son téléphone.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça a l'air que c'est pas drôle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle trouve ça vraiment pas drôle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lui non plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Boring.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me dis ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5575102305502192039?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5575102305502192039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/51-desinvolte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5575102305502192039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5575102305502192039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/03/51-desinvolte.html' title='51. DÉSINVOLTE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-3515781092088610319</id><published>2011-02-11T07:51:00.000-08:00</published><updated>2011-02-11T07:51:53.628-08:00</updated><title type='text'>50. MALADROIT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai m-m-m-m-marché sur de la marde s-s-s-s-sans faire exprès. J’tais en re-re-re-retard, j’ai pris les prem-m-m-miers souliers qui trainaient, les blancs. L’heure, je s-s-s-s-s-sais pas. J’ai pè-pè-perdu ma montre la veille. Tout tout tout le m-m-m-m-monde sortait à Berri ça fait qu’ils m’ont pou-pou-pou-poussé dehors. J’ai ju-ju-juste eu le temps de revenir dans mon va-va-va-wagon, presque au con-con-complet, ma cravate, dans la porte. La la fille rrrr-riait, moi j’ai po-pogné les nerfs estie. Je je je je je l’ai l’ai je dis heille je je je… ARRRRGH! J’vas-tu le dire câlisse? Laisse faire! J’ai sorti à Sh-Sh-Sh-Sherbrooke mais j’avais ou-ou-oublié l’adresse. Descendu à la B-B-B-BN à pied t-t-t-t-tranquillement. Faire s-s-s-semblant de lire en ch-ch-ch-cherchant mentalement un moyen doux de s-s-s-s-se tuer, mais je me t-t-t-t-tromperais c’est certain. Mon mon mon mon cell a sonné ; une ch-ch-chinoise m’a fessé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://metropaul.blogspot.com/?zx=9571eab2002add11"&gt;Cannelle&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-3515781092088610319?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/3515781092088610319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/02/50-maladroit_11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3515781092088610319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3515781092088610319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/02/50-maladroit_11.html' title='50. MALADROIT'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-8503710606409665721</id><published>2011-01-27T12:35:00.000-08:00</published><updated>2011-02-02T14:30:12.376-08:00</updated><title type='text'>49. APOSTROPHE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;ALIAS CHARNY&lt;/b&gt;: Yo ch't'aussi loquace qu'efficace, ch't'un vrai rapace, c't'au sérieux qu'j'prends mon task, faque débarasse. Tu vas-tu m'faire des rhymes aussi class que ma face quand l'bad ass qui t'efface va chier dans bourrasque? Yo, ta crasse de cinq un cass, pis ton métro à cinq piasses, ch'tanné de les payer a'ec mes taxes, man j'te blast. &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;MC LÈVE VIE&lt;/b&gt;: Represent 83, 418, Lévy dans mon lit pour la vie! OHH! Essaye pas d'péter mon flow, esti d'idiot d'pas beau, j't'éloquent comme un paon. Fucking Montréal pas belle qui s'pense bonne avec ses tonnes de grosses cochonnes dans l'métro Berri Uqonne, yo, à 8h bourré d'monde pas du monde toute une gang de frais chier d'cravatte plates qui m'pompent, que j'dompe pis que j'tire avec mon gun à plombe, yo j'te surplombe du Cap Diamant pis j'te plante en sacraman.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Refrain (x 3)&lt;/b&gt;: &lt;i&gt;Y a tellement aucune chance pour que je r'vienne à Montréal, y a pas plus d'aurole boréale que de lumières du labrador, c'est sale, ça pue c'est laitte pis en plus c'est fucking dangereux-eux-eux-eux.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;DJ RÉDEMPTEUR&lt;/b&gt;: J'm'immisce dans les interstices du vice, j'prends des risques, toi ton avarice se coince dans l'orifice, parles-moi pas d'injustice, ta malice me glisse dessus comme du câlice de dentifrice, yo, moi j'vis dans la matrice sans malice, la génératrice boréale de mon peup' en lice, pis j'ris de toé pis d'tes cicatrices de criss de pion de service, quand tu plisses ton maléfice de pseudo métropolis, ton immondice vue d'ici, man, c't'un délice.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;IL DORT LÉAN, &lt;i&gt;AKA&lt;/i&gt; EL FOU D'LIL' WAYNE&lt;/b&gt;: Tu t'sauves tout le temps tu prends jamais le temps, c'fuking gossant, man le train t'en descends rapidement sans bon sens, yé même pas froid ton sang, t'es-t-un perdant d'premier plan, yo, j't'attends dans l'rang, t'es pissant 'sti d'fendant, t'es-t-impuissant c't'évident, ch'te r'garde pis ch'te sens remontant l'Saint-Laurent jusqu'à mon Île d'Orléan, yo c'pas mêlant, reste chez-vous sacraman, toi pis tes accommodements.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;SOUTH SHORE MANIAC&lt;/b&gt;: L'opinel de mon fiel actuel te cancèle, yo, j'nique ton indigence pis ta pitance, quand t'as l'arrogance d'appeler Nationale l'engeance de c'te bibli qui aurait dûe être ici, entre le Manège pis la porte Saint-Louis, fuck, pis toi tu passes ta vie dans l'mépris des régions, avec ton bedon bien gonflé de pion pis d'soumis à la big business des 'Sta Unis, imbécile fini d'Montréalais dans l'déni, yo, tu perds ma langue qui devient exsangue, prisonnier de la gangue des immigrants de la harangue, mon beau français tu l'méprises ça paraît, tu y crisses des claques sans arrêt pis tu déguerpis jus' après.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Refrain (x 6)&lt;/b&gt;: &lt;i&gt;Y a tellement aucune chance pour que je r'vienne à Montréal, y a pas plus d'aurole boréale que de lumières du labrador, c'est sale, ça pue c'est laitte pis en plus c'est fucking dangereux-eux-eux-eux.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-8503710606409665721?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/8503710606409665721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/49-apostrophe.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8503710606409665721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8503710606409665721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/49-apostrophe.html' title='49. APOSTROPHE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5872355079633967352</id><published>2011-01-21T04:32:00.000-08:00</published><updated>2011-01-21T04:32:49.651-08:00</updated><title type='text'>48. PHILOSOPHIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N’est-il pas absurde de se retrouver comme ça, jour après jour dans le métro, revivant inlassablement la même scène avec des gens différents, la foule des anonymes qui vaquent à leurs occupations, et en cela semblables à des automates dépourvus de liberté ? Cette scène quotidienne, que nous apprend-elle, sinon la naïveté de ceux qui défendent l’idée selon laquelle l’homme est libre ? La liberté de reproduire le même en étant aveuglé par la ruse et la complexité des appareils idéologiques d’états qui nous réifient est une liberté de pacotille, et l’originalité, en solde chez &lt;i&gt;Urban Outfitters&lt;/i&gt;, n’est qu’une mauvaise blague qui accroche pourtant au visage du citoyen le sourire satisfait de celui qui a réussi. Et la cravate de cet homme, prise entre les portes du train, qu’évoque-t-elle sinon la situation du sujet contemporain, lui-même prisonnier dans l’étau de la société consumériste ? Hélas, le monde est un spectacle, une grande fête, et il faut voir dans l’attitude de cette jeune fille qui s’esclaffe devant le malheur de cet homme d’affaire le symptôme d’un mal beaucoup plus profond, enfoui, et qui se traduit de façon empirique par le fou rire cynique que nous déployons tous pour ne pas mourir de tristesse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La colère de cet homme, disproportionnée, est tout à fait caractéristique du narcissisme qui de tout temps, a fait de la rencontre avec l’Autre l’occasion de se valoriser en se réfugiant derrière l’effet que produit immanquablement une apparence soignée. Celui-ci mérite peut-être les railleries dont il est la victime, après tout. Mais quels critères convoquer pour juger de ce qu’un être mérite ? N’y a-t-il pas là une impossibilité logique, une aporie ? L’homme peut-il penser la situation de l’homme sans que ses idées soient contaminées par les paramètres cognitifs qu’ils souhaitent appréhender ? La philosophie, alors, n’est peut-être rien d’autre qu’un jeu de l’esprit, fondamentalement improductif, bon tout au plus à divertir les âmes errantes qui ne sont aptes à rien d’autre qu’à se complaire dans les jeux de miroirs infinis de l’intellect. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et si la liberté n’existe pas, si nous sommes des êtres déterminés, ce dont je ne doute pas, il existe néanmoins des hasards qui laissent présager, ou à tout le moins donnent envie de croire qu’il existe un Dieu, un grand moteur, un chef d’orchestre qui s’amuse à nos dépends en tirant quand bon lui semble les ficelles de l’existence. Par exemple, comment expliquer que parmi des milliers d’individus, j’ai rencontré à nouveau cet homme, aujourd’hui, à la bibliothèque, alors que les lois de la probabilité interdisent pratiquement une telle conjoncture ? Et que dire de cet autre hasard qui a fait en sorte que son téléphone mobile sonne précisément au moment où la seule personne de la bibliothèque dotée d’une volonté assez forte pour le punir comme il se doit, cette jeune asiatique, était en train de passer derrière lui ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette question insondable, la rencontre de l’ordre et du chaos, me pousse à me rendre à l’évidence. Il ne me reste plus qu’à sortir fumer une Gitane. Me faire don de ce moment de pure dépense, cette gratuité céleste qui me laisse croire que la vie, après tout, n’est pas si désagréable, car comme l’a écrit Derrida, « S’il y a du don — et surtout si on se donne quelque chose, quelque affect ou quelque plaisir pur, il peut donc avoir un rapport essentiel, au moins symbolique ou emblématique, avec l’autorisation qu’on se donne à fumer. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon "Soubresaut" Brousseau&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5872355079633967352?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5872355079633967352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/48-philosophique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5872355079633967352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5872355079633967352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/48-philosophique.html' title='48. PHILOSOPHIQUE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5870276034161371237</id><published>2011-01-15T12:21:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T12:22:35.565-08:00</updated><title type='text'>47. FANTOMATIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous étions  dans une voiture nauséabonde, en fait, une odeur flottait dans tout le métro. Un pestilentiel effluve de putréfaction régnait dans la déserte Station Berri-Uqam. Sur la ligne Orange direction MortMorency. Le train semblait prisonnier de l’immobilité. Alors que l’immuabilité allait enfin prendre fin, un zombie entra lourdement et lentement. Il portait une veste maintenant marron dont on ne pouvait deviner la couleur originelle. Ses souliers gris morgue avaient peut-être déjà été blancs. En se retournant pour s’agripper à une barre, son autre bras coinça entre les portes. Du coup, des personnages éthérés, translucides et fantomatiques apparurent dans un effroyable hurlement. Le métro roulait. Nous restions cois et terrorisés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une jeune fille morte-vivante assise sur le banc à côté du brun zombie, pouffa d’un rire démoniaque. Elle riait à s’en décrocher la mâchoire. D’ailleurs son maxillaire inférieur s’écrasa sur le sol sale. Le zombie entra dans une mortelle colère. Son bras prisonnier des portes craqua et se détacha, laissant sa crédibilité coincée dans l’éternité. Notre zombie descendit à Sherbrooke, la morte-vivante monta le son de son baladeur jaune Sony, sa lèvre supérieure bougeant comme le murmure des paroles d’une chanson pop vide de vie. Les fantômes réapparurent en hurlant. Nous emboîtâmes le pas au lent zombie marron.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux heures plus tard le nonchalant zombie manchot arriva enfin à la Bibliothèque Nationale qui était aussi déserte et puante que la Station Berri-Uqam. Il s’installa dans un fauteuil. Le manchot zombie commença à lire Le Monde Diplomatique. Nous avions toujours su que c’était le type de publication qu’on pouvait lire d’une seule main. Soudain, son téléphone cellulaire sonna mortellement. Une goule asiatique passait derrière lui au même moment. La goule arracha le derrière de la tête du zombie et grignota des morceaux de cerveau pourri en disparaissant dans les brumes ténébreuses de la bibliothèque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Effrayés et stupéfaits, nous quittâmes l’endroit pour aller siffler une pinte de bière. Arrivés à La mort à boire dans l’entrée de la brasserie une plaque bleu diabolique lançait cette funeste inscription : "Nous nous emmerdons et facebookons dans un métro qui roule vers la mort." Wow! Nous sirotâmes, tétâmes et fîmes durer nos pintes de bière juste pour vérifier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://flashgordoncontre-attaque.blogspot.com/"&gt;Flash Gordon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5870276034161371237?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5870276034161371237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/47-fantomatique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5870276034161371237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5870276034161371237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/47-fantomatique.html' title='47. FANTOMATIQUE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-3011997733473587201</id><published>2011-01-07T14:45:00.000-08:00</published><updated>2011-01-07T14:48:32.169-08:00</updated><title type='text'>46. PARÉCHÈSES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonsoir, ce soir soirée de rétribution sonnante pour un homme en somme commun mais muni d’une soierie brune, de chaussures sans usure et d’une insouciance si encéphalique qu’il fallut qu’une jeune prune pourtant bien mûrie ne se retienne plus d’infliger une correction bien nourrie au pruneau lorsqu’il laissa sa pomme grenade éclater téléphoniquement dans un banc de la banq, mettant tant de monde en compote. L’anecdote, selon nos sources, s’est déroulée par séquences. Notre envoyé spatial a été spécialement dépêché sous les cieux du lieu pour reprendre en main le fil des événements. Vous nagez en pleine confiture, mon cher, avez-vous cherché et obtenu les confidences du présumé prévenu? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, il m’a confié qu’un contingent de gens conspirait contre lui depuis qu’un conciliabule de confédérés s’est contreposé entre lui et un wagon de transport en commun. Comprenant ses jambes à son cou, il s’y glisse juste à la clôture des portes, semant dans son sillage un confetti de conjurations qui se coincent dans le caoutchouc avec sa cravate verte à conques vierges. Il concède avoir connu des jours moins concrets. Ô comble, une concubine conçue des années après lui le conspue d’un éclat de rire canonique, convaincue du comique d’un concours de circonstances qu’il eût voulu conjurer. Concevant de la conchier, notre circoncis du concombre, vexé parce que condamné à manquer de crédibilité en sa condition de rubicond, perd toute contenance tandis que la contralto entonne narquoise un air de concert avec le son de son Ipod concordant. Il condescend aux confins de la station suivante, mais ce n’est que deux heures après qu’une mandarine et non une prune lui contrepète l’occiput pour concavité publique. Pour conclure, la concomitance des déconvenues de notre navet n’a rien d’orchestré, il se contentera de nos condoléances.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci beaucoup, mon cher, d’avoir démêlé l’écheveau de la corde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous en prie, c’est toujours mieux que décoller les cheveux de la merde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.spirit-of-metal.com/membre_groupe/photo/Xavier_BERTRAND-13764.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Oversoul-l-fr.html&amp;amp;usg=__7xyiN3NfcakKz26wztP9OKnN7_U=&amp;amp;h=400&amp;amp;w=336&amp;amp;sz=20&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=0&amp;amp;sig2=cQW2v7-rg8cYH4IYvjIAVg&amp;amp;zoom=1&amp;amp;tbnid=YWBM88oEpUZD0M:&amp;amp;tbnh=165&amp;amp;tbnw=139&amp;amp;ei=JZgnTbK3KcH98Abgk_zJDQ&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Ds%25C3%25A9bastien%2Broldan%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26biw%3D1280%26bih%3D590%26tbs%3Disch:1&amp;amp;um=1&amp;amp;itbs=1&amp;amp;iact=rc&amp;amp;dur=263&amp;amp;oei=JZgnTbK3KcH98Abgk_zJDQ&amp;amp;esq=1&amp;amp;page=1&amp;amp;ndsp=19&amp;amp;ved=1t:429,r:3,s:0&amp;amp;tx=48&amp;amp;ty=70"&gt;Sébastien Roldan&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-3011997733473587201?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/3011997733473587201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/46-parecheses.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3011997733473587201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3011997733473587201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2011/01/46-parecheses.html' title='46. PARÉCHÈSES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-6916575182800561294</id><published>2010-12-30T12:07:00.000-08:00</published><updated>2010-12-30T12:07:32.751-08:00</updated><title type='text'>45. APARTÉS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le métro s'est pointé au fond du tunnel &lt;i&gt;fuck fuck fuck tassez-vous tassez-vous tassez-vous&lt;/i&gt; et la foule s'est soudainement condensée. Il y avait de la place à peine &lt;i&gt;enlève ton esti de sacoche grosse laide&lt;/i&gt; pour passer le doigt. Pourtant, tout le monde a réussi à pénétrer &lt;i&gt;vieille sèche même pas milf &lt;/i&gt;en se squeezant un peu. Quelqu'un d'extrêmement poli &lt;i&gt;man le dude est luisant tellement il sue&lt;/i&gt; a soudainement retenu les portes pour qu'un dernier passager, qui arrivait en courant, puisse entrer &lt;i&gt;kès tu fous, tu vois ben qu'il y a plus de place&lt;/i&gt;. L'individu, habillé bizarrement d'une &lt;i&gt;ouach&lt;/i&gt; veste brune et de &lt;i&gt;tabarnack as-tu vu les snicks &lt;/i&gt;souliers sports blancs, s'est précipité dans le wagon à la dernière &lt;i&gt;grouille man je suis en retard&lt;/i&gt; seconde et les portes se sont refermées sur sa &lt;i&gt;yeurk&lt;/i&gt; cravate. Les portes &lt;i&gt;bon, enweille, grouille grouille grouille &lt;/i&gt;se sont refermées sur sa cravate alors qu'il tentait de &lt;i&gt;full gay &lt;/i&gt;virevolter plus ou moins élégamment. Juste à côté de lui &lt;i&gt;elle me regardera pas, tchèke ben ça elle va pas me regarder de tout le trajet&lt;/i&gt; une jolie fille qui avait réussie à s'asseoir &lt;i&gt;tchèke ben ça elle va même pas me remarquer l'estie d'agace&lt;/i&gt; n'a pas pu s'empêcher de rire &lt;i&gt;fuck j'y ferais pas mal à elle.&lt;/i&gt; L'individu à la cravate, offusqué, &lt;i&gt;elle trouve ça drôle&lt;/i&gt; lui a demandé si elle trouvait ça drôle &lt;i&gt;c'est vrai que c'est drôle&lt;/i&gt;, si elle trouvait ça &lt;i&gt;comique&lt;/i&gt; comique de voir quelqu'un dans le pétrin &lt;i&gt;t'as l'air cave assume&lt;/i&gt;, et elle lui a répondu qu'il avait l'air cave et d'assumer &lt;i&gt;oh my god on est connectés!&lt;/i&gt; Quelques secondes plus tard &lt;i&gt;bons débarras&lt;/i&gt; il descendait à la station Sherbrooke &lt;i&gt;c'était pas un film avec genre Charlotte Laurier ça ou quelque chose de même?&lt;/i&gt;, créant par le fait même un minimum d'espace pour remuer &lt;i&gt;fuck j'ai le bras tout engourdi &lt;/i&gt;et s'épanouir &lt;i&gt;fuck est vraiment cute j'ai presque un semi boner ah non c'est à cause de la grosse qui se frotte sur mon crotch depuis taleure.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques heures plus tard &lt;i&gt;était pas si cute que ça dans le fond pis elle écoutait genre du Justin Bieber &lt;/i&gt;un effet narratif bâclé permettait au lecteur de se transposer à la Bibliothèque Nationale &lt;i&gt;eille BANQ ça fait comme Banque j'avais jamais remarqué, nice&lt;/i&gt; où le même individu était installé dans un fauteuil &lt;i&gt;wtf la différence entre un sofa un fauteuil pis un divan?&lt;/i&gt;, dans lequel, malgré un Monde Diplomatique &lt;i&gt;le Journal de Montréal, Châtelaine, Elle du mois de décembre, Elle du mois de janvier, fucking Elle du mois de février, condonc, Le Devoir, L'actualité, Guns and Ammo, Guns and Ammo? Hmm &lt;/i&gt;étendu devant son visage, on le reconnaissait aisément à sa carrure &lt;i&gt;Kalashniquoi?&lt;/i&gt;, à son allure &lt;i&gt;KA-LA-SCHNI-KOV&lt;/i&gt; et à sa vêture &lt;i&gt;wtf is un kalashnikov&lt;/i&gt;? qui n'avaient pas changé d'une miette &lt;i&gt;eille je l'ai déjà vu quelque part lui &lt;/i&gt;depuis le début de cette histoire &lt;i&gt;sa face me dit quelque chose. &lt;/i&gt;Brusquement, &lt;i&gt;wô kèsséça &lt;/i&gt;un concert s'est fait entendre dans la salle de lecture.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Il &lt;i&gt;face de pet&lt;/i&gt; a essayé d'attraper son cellulaire &lt;i&gt;face de crotte &lt;/i&gt;qui venait d'exploser &lt;i&gt;face de plote &lt;/i&gt;en une symphonie &lt;i&gt;Ô Canada crottes de chats &lt;/i&gt;de Wagner synthétique &lt;i&gt;Terre de nos aïeux crottes de bœufs&lt;/i&gt; qui a dérangé tout le monde&lt;i&gt; Ton front est ceint crottes de chiens&lt;/i&gt; juste avant qu'une femme à l'air nippon &lt;i&gt;De fleurons glorieux crottes de...&lt;/i&gt; lui &lt;i&gt;voyons c'est quoi la rime après glorieux&lt;/i&gt;? foutte &lt;i&gt;crottes d'émeus? &lt;/i&gt;une &lt;i&gt;crottes d'hébreux?&lt;/i&gt; claque &lt;i&gt;crottes de siffleux? &lt;/i&gt;derrière &lt;i&gt;crottes d'yeux?&lt;/i&gt; la &lt;i&gt;crottes de cols-bleus? &lt;/i&gt;tête &lt;i&gt;ah pis fuck off t'as juste à répéter bœufs pis ça fait la job.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &amp;nbsp; &lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-6916575182800561294?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/6916575182800561294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/45-apartes.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6916575182800561294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6916575182800561294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/45-apartes.html' title='45. APARTÉS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-6888834301453524625</id><published>2010-12-22T10:07:00.001-08:00</published><updated>2010-12-22T10:07:49.384-08:00</updated><title type='text'>44. COMÉDIE</title><content type='html'>ACTE PREMIER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène I&lt;br /&gt;(Sur le quai du métro à la station Berri-Uqam direction Montmorency, un jour, vers midi)&lt;br /&gt;Le premier voyageur (courant vers le wagon de queue et bousculant des voyageurs sur le quai). - Mais poussez-vous, tabarnak !&lt;br /&gt;Le second voyageur (qui vient de descendre). - Mais faites un peu attention !&lt;br /&gt;(Le premier voyageur saute dans le wagon)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène II&lt;br /&gt;(Dans le wagon de queue, après le départ de la station Berri-Uqam)&lt;br /&gt;Le premier voyageur (veste marron, souliers sports blancs). - M... ma cravate !&lt;br /&gt;(sa cravate à vaches reste coincée dans la porte)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ACTE SECOND&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène I&lt;br /&gt;(Même décor, le métro roule)&lt;br /&gt;Le premier voyageur (s'adressant à une voyageuse, furieux). - Ce n'est pas très aimable de se moquer des gens !&lt;br /&gt;(La voyageuse pouffe, ses yeux vont de la cravate prisonnière aux chaussures de l'homme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène II&lt;br /&gt;(Station Sherbrooke, des voyageurs se préparent à descendre)&lt;br /&gt;La voyageuse moqueuse (chantant à voix basse en montant le son de son ipod). - Mais il m'aime en-core... et moi je t'aime un peu plus fort...&lt;br /&gt;Le premier voyageur (lui jette un regard noir en descendant à son tour)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ACTE TROISIEME&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène I&lt;br /&gt;(Bibliothèque Nationale, un homme s'adresse à une responsable)&lt;br /&gt;L'homme (sa cravate est froissée et sale). - Vous avez le dernier numéro du Monde Diplomatique ?&lt;br /&gt;(La responsable le lui tend et se retient de glousser en apercevant sa cravate et ses chaussures)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène II&lt;br /&gt;(Même décor, le téléphone de l'homme émet un cri de goéland, une femme asiatique s'approche)&lt;br /&gt;La femme. - C'est toi le crisse de moron qui fait brailler son cellulaire ?&lt;br /&gt;(elle le claque derrière la tête)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sebastienhaton.blogspot.com/"&gt;Sébastien Haton &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-6888834301453524625?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/6888834301453524625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/44-comedie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6888834301453524625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6888834301453524625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/44-comedie.html' title='44. COMÉDIE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7563981347443289488</id><published>2010-12-11T08:03:00.000-08:00</published><updated>2010-12-11T08:03:18.904-08:00</updated><title type='text'>43. INTERROGATOIRE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un poing frappe une surface.  Des structures métalliques s’entrechoquent. Des tissus se froissent. On retient son souffle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Réponds!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le silence de Dédé est imperturbable. Les néons vibrent. Dans les moments de silence embarrassé, c’est la première chose qu’on entend. Les néons. Ça et le bruit des doigts qui pianotent sur les claviers du poste. On a soif. Ça reprend.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: C’est pas sorcier, t’es retourné à la bibliothèque…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : Ça me donne quoi de répondre?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Des points. Combien? Ça dépend de la réponse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : J’y suis allé pour faire un vol, tiens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Tu viens d’en perdre une centaine d’un coup. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : Un vol de BAnQ.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Attends que je te cravate. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé s’en fout. Il a toujours aimé faire Tilt! Il met ses running, ses running blancs, blancs comme du sucre en poudre, blancs comme la Vierge Marie, sur la table en formica verdâtre, puis détache ostensiblement sa veste marron, afin de réajuster sa cravate au nœud ratatiné. Sa copie du Monde diplomatique, pliée en deux, menace de tomber de sa poche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Pensais-tu qu’on ne te suivrait pas? Les filatures aux heures de pointe, se cacher dans la foule, prendre des photos, c’est l’enfance... Hé!  Alors, même si tu t’es faufilé au dernier instant dans le wagon, on était là pareil. À Berri-UQAM, on était là. On les a vues les portes se refermer sur ta cravate... Ha! ha! du grand guignol... Juste à côté de la fille au ipod. Oui, celle qui a ri de ta déconvenue. Ta cravate prise dans les portes! Ç’aurait été tellement facile de t’étrangler. Il suffisait de tirer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : Qu’attendiez-vous? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: On a tout filmé, c’est pareil. Pis, c’est pas toi qu’on veut, minus, c’est ton sponsor. Savoir qui a commandé le coup. On s’en sacre du menu fretin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : Et si j’agissais seul? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: On veut ton boss. Pas perdre notre temps. On est sorti avec toi à Sherbrooke. On t’a suivi au carré Saint-Louis. Sur la Main. Pis Ontario. T’avais rien à faire?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : C’est mon jour de congé. Je flâne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Ouais. Pour crâner, tu crânes. On t’a vu redescendre vers Maisonneuve. Bifurquer vers la bibliothèque. T’asseoir. Planer. Faire semblant de lire. Pis ton cellulaire a sonné.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : J’en ai même pas!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo se rassoit. Il joue au gaucher contrarié un bref instant, avant de sortir de sa poche un sac en plastique fermé hermétiquement dans lequel on discerne sans peine un téléphone cellulaire qui n’a plus rien d’intelligent. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Tu l’aurais toujours, si tu ne l’avais pas remis à ta complice. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : Rions noir!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: T’es beau, tu sais, en crétin! C’est émouvant. Je te parle de la femme. Miss Sunshine en personne. Coréenne. Sud. Seoul. Superbe. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé : J’en connais pas...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Mais si. Fais un effort.  Je peux t’aider, s’il le faut. Et cesse de ricaner!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se lève, fait le tour de la table et, sans prévenir, assène une claque retentissante derrière la tête de Dédé. Il en remet même deux autres. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé se crispe, sa cravate tressaute. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Ça ne te rappelle rien? Une belle claque derrière la tête assénée par une asiatique aux mains gantées? Pas de quoi pavaner, hein! Tu nous prends vraiment pour des cols de chemise. Belle diversion... Pendant qu’on regarde la claque, tu glisses discrètement le téléphone dans la poche de son manteau. De vrais magiciens.  Mais c’est plus le matin, mon petit.  Pis des vers comme toi, on les enfile à des hameçons. Alors, on recommence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dédé (silence, mais un silence moins convaincant que le premier)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gian-Carlo: Qui voulait faire tuer Perec? La gang des Lyonnais? Le gros Raymond? Harry? Les ouvreurs de chez Little Pots? Qui? Tu vas répondre!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un poing refrappe une surface. Un nœud se comprime. Des tissus se froissent. On en perd le souffle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://cenestecritnullepart.nt2.uqam.ca/"&gt;Bertrand Gervais&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7563981347443289488?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7563981347443289488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/43-interrogatoire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7563981347443289488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7563981347443289488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/43-interrogatoire.html' title='43. INTERROGATOIRE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2278004019347273532</id><published>2010-12-11T06:23:00.000-08:00</published><updated>2010-12-11T06:23:09.503-08:00</updated><title type='text'>42. VULGAIRE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le métro à l'heure de pointe (un vendredi soir, neuf heures et demi, c'est l'heure de pointe), station Berri-Uqam. Je revenais d'un party quelconque dans le Quartier latin, un truc thématique ayant pour ligne directrice les fifties. Moi qui m'attendais voir un paquet de filles en robe de soirée dansant sur du vieux swing... Ne plus suivre les plans foireux de Vince. Quel gros connard. Le ratio couilles/seins s'élevait à 30 pour 1. Et la seule paire de boules qu'il y avait dans tout l'appartement, justement, c'était celle du gros Vince.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'étais présenté là avec une seule idée en tête: fourrer. Fourrer n'importe quoi. Une grande hippie avec une tarte au poil en guise de plotte. Une p'tite grosse avec quatre seins. Une grande attardée mentale qui se prend pour Amélie Poulin même avec ma graine dans son cul. Une laide tellement maigre que j'pourrais la fourrer entre les côtes. N'importe quoi pour me faire oublier le fait que je n'ai pas baisé depuis un mois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais non.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trente mecs et pas une seule fille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J'ai dit à ma sœur d'inviter toutes ses amies, mais elles ne sont pas venues! qu'il m'a lâché lorsque je lui ai demandé où se trouvaient les filles dans cette soirée-là. Mais c'est pas grave, on peut avoir du fun entre mecs!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Sure. On va se faire des crosse-boules avec tes bourrelets. Ça va être fantastique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Hein?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vince a une cervelle inversement proportionnelle à son énorme cul, ce qui me permet de lui dire tout ce qui me passe par la tête et de jouir d'une période tampon de dix secondes où je peux me sauver avant qu'il ne comprenne l'étendu de mes propos.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais bon. Au final, je me suis retrouvé, à neuf heures et demi, au métro Berri, avec un veston brun comme mes sels et des souliers blancs comme mon smegma. Fifties all the way, except for the chicks. Un peu plus loin sur la rampe du métro, il y avait cette pouffiasse qui n'arrêtait pas de me regarder. Une grande greluche, type St-Laurent Trendy. Elle, je ne l'aurais pas touché avec ta graine. Elle avait assez de make-up dans la face pour tuer un phoque. Je me suis instantanément demandé si elle laisserait des traces de couleur sur ma bite en cas de potentielle fellation. Répugnant. Des plans pour choper le cancer du gland. N'empêche, la greluche n'arrêtait pas de me regarder en souriant. Je crois que mon look des années cinquante lui plaisait bien. Elle devait aspirer à un retour dans le temps, à l'époque où les femmes lavaient des chaudrons et les hommes leur pétaient la rondelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle m'agaçait. Tellement que j'en avais oublié de monter dans le métro. Je m'y étais inséré juste assez rapidement pour que les portes de ne me tranchent pas en deux dans le sens de la longueur, mais ma cravate, elle, ma câlisse de cravate de marde, elle n'a pas eu cette chance. Non. Elle est demeurée coincée entre les portes. Bonheur. Je me suis mis à la tirer de toutes mes forces, mais rien à faire: c'était coincée comme dans une fille de seize ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, j'entendis un rire aigu et interminable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu plus loin dans le wagon, la pouffiasse pleine de make-up se foutait de ma gueule.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme toutes ces femmes faussement bronzée qui croient avoir de la classe, elle avait un rire de fille cheap. Du genre "je-masque-ma-petitesse-derrière-trente-couches-de-far-à-paupières". Ce fut instantané. Je me suis retourné et je lui ai dit:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Continue de rire. Lâche pas. Tu vas peut-être brûler assez de calories pour éliminer ton quintuple menton.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Hey, woah, on se calme... t'es juste... drôle...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;M'a t'en&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size: large;"&gt;faire moi&lt;/span&gt; d... &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;uh... uh....&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'étais élancé vers elle en oubliant ma cravate, avec pour résultat que je suis étranglé avec celle-ci et me suis retrouvé instantanément sur le sol. La truie, elle, riait comme une truie qui rit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sortie ratée. Alors je suis sorti à Sherbrooke. Histoire d'aller faire un fou de moi ailleurs. J'ai suivi une grande Africaine sur cinq pâtés de maison simplement parce qu'elle se déhanchait de manière impossible. Elle est entrée à la Grande Bibliothèque. Je fis de même. Elle avait de la classe. Le genre de fille qui ne se laisse pas baiser pour baiser. Alors j'ai saisi exemplaire du Monde Diplomatique qui traînait quelque part et feignit de le lire, histoire d'avoir l'air class. Puis, alors qu'elle se pencha pour mettre un bouquin dans son sac, j'abaissai ma revue - que je tenais à l'envers anyway - et observa son cul impossible en sentant mon gland d'humecter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est alors que je reçus une gifle derrière la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'effet de surprise me figea sur place. Une petite Asiatique, baisable comme une écolière, me dardait du regard. Puis, d'un pas déterminé, elle alla embrasser goulument sa copine l'Africaine au cul impossible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://roman-making-of.blogspot.com/"&gt;&lt;br /&gt;L'auteur de ce blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2278004019347273532?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2278004019347273532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/42-vulgaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2278004019347273532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2278004019347273532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/42-vulgaire.html' title='42. VULGAIRE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2445472489126745996</id><published>2010-12-10T04:46:00.000-08:00</published><updated>2010-12-11T10:14:07.840-08:00</updated><title type='text'>41. AMPOULÉ</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant que les aiguilles du temps chatouillent les chiffres taciturnes de l'horloge au zénith de cette journée morose, un quidam hagard, le corps vêtu à la Denis Drolet et les pieds chaussés d'aveuglantes espadrilles javellisées, arriva en trombe, tel le Ben Johnson de la poudre d'escampette, et se faufila en douce à la façon de l'anguille sous roche entre les parois caoutchouteuses des portes métalliques du wagon, wagon qui dans quelques secondes s'engouffrera dans les abîmes de la métropole. C'est ce moment précis que choisit le destin, histoire de détendre l'atmosphère un brin, pour faire de ce nerveux sprinter le prisonnier des mâchoires d'acier du monstre souterrain, le retenant seulement par les quelques centimètres du sombre tissu synthétique ornant pathétiquement le col... de sa déconfiture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une jouvencelle mélomane, le séant posé sur une banquette de choix, savoura chaque seconde de l'acte qui se déroula sous ses yeux hilares. Étouffé d'orgueil plus que de sa fâcheuse position, le malheureux tenta bien, par la réprimande, de se refaire une prestance, mais en vain, car les piteux borborygmes s'échappant en grappes de sa bouche vineuse, vinrent alimenter les soubresauts incontrôlables de la maintenant pliée en deux demoiselle amatrice de gadgets technos. Même les mâchoires du destin se desserrèrent, et le ridicule s'échappa au galop...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La belle n'eut plus, pour se distraire, qu'à augmenter d'un mouvement du pouce tout en circonvolutions, le niveau en décibels de sa bébelle et fredonna « Ironic » de Alanis Morissette.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques heures plus tard, alors que j'errais dans l'antre du savoir gardienne des traces de notre passé, je revis, de mon œil alerte et aiguisé tel l'aigle repérant le brun mulot trottinant dans les hautes herbes du haut des cimes des falaises escarpées dans le brouillard du petit matin, l'homme à la cravate chiffonnée affalé dans toutes ses aises affairé à feuilleter d'un regard absent les paroles, imprimées sur papier recyclé, des grands de ce monde. Déchirant soudain le pudique voile du silence frileux, le son bête de son téléphone intelligent hurla une musique de synthèse, reprise d'un tube niais, sans pour autant froisser le reste de son anatomie. La jaune amazone assise derrière lui le fustigea d'une magistrale claque débridée qui le frappa tel un tsunamis de mépris.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://lucreciabloggia.blogspot.com/"&gt;Lucrecia Bloggia&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2445472489126745996?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2445472489126745996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/41-ampoule.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2445472489126745996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2445472489126745996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/41-ampoule.html' title='41. AMPOULÉ'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2910340643616658524</id><published>2010-12-10T04:42:00.000-08:00</published><updated>2010-12-11T10:13:55.941-08:00</updated><title type='text'>40. ALORS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors j'étais au métro Berri. Alors je suis monté en courant quand le métro est arrivé. Alors les portes se sont refermées. Alors ma cravate s'est prise dedans. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors à côté de moi, y avait cette gonzesse qui se foutait de ma gueule. Alors je me suis fâché, tu vois, mais ma cravate était encore prise entre les portes. Alors ça m'enlevait beaucoup de crédibilité. Alors je suis descendu tout de suite après à Sherbrooke.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors je suis retourné à la Bibliothèque Nationale pour lire Le Monde Diplomatique. Alors mon cellulaire a sonné brusquement. Alors une Asiatique sortie de nulle part m'a donné une claque derrière la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors là, mon vieux...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://roman-making-of.blogspot.com/"&gt;L'auteur de ce blog &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2910340643616658524?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2910340643616658524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/40-alors.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2910340643616658524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2910340643616658524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/40-alors.html' title='40. ALORS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5419740452696060419</id><published>2010-12-10T04:41:00.001-08:00</published><updated>2010-12-17T11:44:16.447-08:00</updated><title type='text'>39. EXCLAMATIONS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Shit! C'est bourré de monde! On pourra jamais rentrer! Excusez! Scusez! Pfiooo! Juste à temps! Man! Check le dude courrir! Pis check ses souliers! On dirait des vieux Adidas Stan Smith! Nice! Oh! Wô! Pousse pas! Watch la cravate! Oh! Trop poche! La cravate est pognée! Trop poche! Man, est vraiment crampée l'autre! C'est tellement pas subtil! Oh shit! Il m'a postillonné dans face! Yé fucking frustré! As-tu vu ça revoler? Direct dans mon oeil! C'est vraiment dég! Man, une chance qu'elle a ses écouteurs! T'imagine recevoir ça dans les oreilles! 'Sti de gros postillon dans l'oreille! Wô! Sweet! Je pense qu'elle écoute Kanye! Trop bon ce beat-là! Eille! Watch ton sac à dos toi! Ouch! 'tention! Wô! Laissez donc sortir le monde, gang d'épais! Fuck, c'est trop laid Sherbrooke! Check l'estie de murale laide! Eille! Yé parti! Yé descendu! Déjà! Man! On commençait juste à s'amuser!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peux-tu croire ça toi! C'est lui! Là! Là dans le divan au fond! Avec un journal! Le dude à la cravate pognée de tout à l'heure! Wô! C'est fucké! C'est toujours un peu fucké de revoir le même monde! Genre à Montréal, dans une fucking grande ville! Tsé, man! Je veux dire, si j'avais pas été obligé de rapporter ma saison de Caméra Café! Oh! Watch out! Encore une gaffe! Son cell! Le dude est vraiment un peu taré je pense! Aille! Ouch! Oh! Toute une claque! Wô! Ça doit pas faire du bien! Oups! Quoi? Ok! Pas de trouble, on baisse le ton m'sieur! Désolé!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5419740452696060419?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5419740452696060419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/39-exclamations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5419740452696060419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5419740452696060419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/39-exclamations.html' title='39. EXCLAMATIONS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-6745972300125663256</id><published>2010-12-04T18:38:00.000-08:00</published><updated>2010-12-04T18:38:38.501-08:00</updated><title type='text'>38. MOI JE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moé j'trouve qu'y a ben que trop de monde dans c'te métro-là: 8h00 c'est plein comme une file d'vant la caisse pour aller chercher son BS pis le souère, c't'aussi fou que si un bar de danseuses se mettait à faire des 2 pour 1 sué danse à 10! Sua ligne orange? Moé j'te l'dis, spa créyable! Du monde en veux-tu en vla! Pis tention hein, moé j'te le jure, direction Montmorency, c'est pire! Moé j'les vois: toutes les p'tites madames pis les p'tits m'sieurs qui r'partent che zeux dans leur gros bungalow à Laval. Moé j'le sais parce qu'y vienneraient pas abîmer leu chars sué nid de poule de Monréyal, ça non hein! Moé j'le sais c'qui se disent: gardez-les toutes vos nittes de volaille pis, en plus, on prend toutes vos bancs de libes dans l'métro surtout! Calvince...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pis r'gard l'autre qui vient d'entrer en courant! Moé j'te dis, le monde qui court comme des mongols pour pogner l'métro... Moé j'leur dirais: y'en a un autre dans 5 menutes, bâtard! Pis tcheque lé: moé j'trouve ça assez laite des vestons bruns. Osti de pas de goût. Pis des suyers blancs. Bout de viarge! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hey pis r'garde moé le tata! Moé j'en reviens pas: sa cravate est pognée dans porte du métro! Ah ben calvaire. Moé j'te l'dis: ça t'apprendra à courir comme un épa pour pogner le métro! Tcheck la fille à côté, moi j'la voué, est ben crampée. Y'a de quoi ciboire! Ah ben, yé fâché! Moé j'te dis, le monde de même... Bon, y descend icitte. Hey ben moé j'la trouve pas laite la p'tite ake son ipod qu'y'était crampée raide tantôt... Moé j'la trouve pas mal kiout quand à chante dans le vide de même... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2 heures après...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moé j'pense que la bibliothèque, s't'un esti de place plate. Parler moins fort? Moé j'peux pas, j't'un gars ake un franc-parler pis ben, ça sort comme ça sort. Moé, j'en r'viens pas. T'as-tu vu ça s'te pognée du cul là qui me dit de parler moins fort?Moé j'trouve que c'est l'bout d'la marde. En tk... Ah ben christ! T'as-tu vu Johnné? Moé j'le vois, yé dans mon champ de vision mais tourne toué a'tête un ti-peu pis tu vas'l'vouère. Le moron ake sa cravate? Tu le voué-tu? Moé j'le vois en tk. Hey pis y lit un affaire d'intellos ake sa p'tite cravate laite pis ses suyers cleans. Moé j'trouve qu'y a l'air d'un fendant... Asti y dérange tout'l'monde ake son cellulaire! T'as l'air d'un beau moron encore, moé j'trouve!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/"&gt;Ma Mère&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-6745972300125663256?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/6745972300125663256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/38-moi-je.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6745972300125663256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6745972300125663256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/38-moi-je.html' title='38. MOI JE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-1824905762692553011</id><published>2010-12-01T19:52:00.000-08:00</published><updated>2010-12-01T19:52:58.668-08:00</updated><title type='text'>37. SYNCOPES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un msieur en veson bun et suiers bancs c'me la Verge M'ie court pour attrper son waon à la stion Bri-Uq'm. Il ente au m'ment ou les potes se rfrment, mais sa c'vate s'y cince. Une ptite fille, se bidne solidment du sp'tacle. Le msieur se met en c'lère et la serm'ne, mais il a l'air d'un cnard aec zéo créblité. Il de'end à la stion su'ante et dans le waon, la fille ch'tonne une chson qui jue dans ses éc'teurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pus tard dans la j'rnée, je rma'que le msieur à cvate cincé à la b'liothèque naonale qui lit Le Mode Diplatique losque la sonrie de son tél'hone re'enti soudment. Il n'a m'me pas l'temps de réondre bjour qu'une mdame chnoise qui mahait de'ière li à ce m'ment y fut une t'loche en a'ière de la t'te.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://maev333.blogspot.com/"&gt;Marie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-1824905762692553011?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/1824905762692553011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/37-syncopes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1824905762692553011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1824905762692553011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/12/37-syncopes.html' title='37. SYNCOPES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5048251658468330048</id><published>2010-11-30T07:44:00.000-08:00</published><updated>2010-11-30T07:45:05.860-08:00</updated><title type='text'>36. APOCOPES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le wag à la stati Ber-Uqa, je remar un hom qui mon pen que ça se refer. Sa crava se pog dans les por. Une jeu fil trou l’événe très drô. L’hom est fru. Il la sermon, mais sa crava pog lui don plus l’air ca que gra. Au mom où il débar, la fil mon le volu de sa musi pen que le met conti sur la lig oran vers Montmoren. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Envi deux heu plus tard, je le recroi à la Gran Bib. Il consul une publica sérieu lors son cell son brusque. Une fem asiati, derriè lui, lui don une gif. El est déran par la sonne du cell.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://mmelovecraft.livejournal.com/"&gt;Amélie Paquet &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5048251658468330048?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5048251658468330048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/36-apocopes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5048251658468330048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5048251658468330048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/36-apocopes.html' title='36. APOCOPES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-1860304482293817989</id><published>2010-11-30T07:42:00.000-08:00</published><updated>2010-12-05T06:40:46.038-08:00</updated><title type='text'>35. APHÉRÈSES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le tro à l'heure ffluente tait dé comme d'bitude. Un homme ccourut ffublé d'une ste ne et ssé d'padrilles blancs. Sa vate se ça dans le canisme des rtes se fermant. Il ra, cra, mina au lieu de la pulace du gon. À té de lui, une jeune lle s'claffa et il lut la monner mais en n'y fit: elle eût le ssus sur la dibilité du sieur. Milié, ce nier scendit à Brooke, la tion vante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je le sai deux heures près à la Bliothèque Tionale où il s'upait à lire un nal tellectuel de gauche. Son léphone llulaire tentit dans le tuaire turel et il se vit sservir un fflet par une darine plus lide qu'un fruit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-1860304482293817989?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/1860304482293817989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/35-aphereses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1860304482293817989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1860304482293817989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/35-aphereses.html' title='35. APHÉRÈSES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2101626140028871865</id><published>2010-11-20T09:57:00.000-08:00</published><updated>2010-11-20T10:37:08.395-08:00</updated><title type='text'>34. POLYPTOTES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'étais en crisse parce que j'avais crissement envie d'en fumer une crisse de bonne mais la crisse de patche était supposée m'envoyer de la crisse de nicotine dans le crisse de sang pis en plus y avait crissement beaucoup de monde dans le wagon pis j'étouffais pis j'avais le goût de tout crisser là quand un crisse de gros cave s'est crissé devant moi juste avant que les portes se referment sur sa crisse de cravate crissement laide pis crissement démodée pis ses yeux se crissaient l'un de l'autre pis j'y en ai quasiment crissé une derrière la tête mais y a une crisse de belle fille qui est crissement partie à rire de lui pis c'était crissement contagieux faque je me suis dit crisse calme-toi man! pis j'ai respiré profond en crisse pis c'était correct parce que le crisse d'épais est descendu tout de suite après à Sherbrooke l'esti de criss de station laide comme le crisse avec ses crisses de murs beiges pis son plafond genre mauve&amp;nbsp;laite en criss pis j'avais crissement envie d'en fumer une crisse de bonne sauf que je m'en allais crissement loin dans Ahuntsic pour crisser là une crisse de folle que j'avais crissement plus envie de fourrer avec pis laisse-moi te dire que ça s'est mal passé en crisse mais c'est pas de tes crisses d'affaires pis crisse-moi patience avec tes crisses de questions connes que je m'en crisse! en tous cas j'étais crissement down quand j'ai décrissé de là pis je suis revenu au crisse de centre-ville avec les crisses d'itinérants qui se prennent pour le christ ou quoi avec leurs crisses de longues barbes toutes crottées pis je me suis crissé une deuxième patche pis j'ai crissement voulu aller à la bibli me louer un livre sur Christophe Colomb pis tous les premiers Superman avec Christopher Reeves avant de crisser mon camp sauf que man! le criss de même wack était crissement là en train de lire un criss de journal de français crissement tout effouaré dans un couch pis son cell m'a fait crisser des dents comme sorti de crissement nulle part pis juste avant que je lui en crisse une bonne derrière la tête pour de vrai y a une crisse de Koréenne toute crispée qui a crissement lu dans mes pensées parce que crisse que ça a cogné.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2101626140028871865?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2101626140028871865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/34-polyptotes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2101626140028871865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2101626140028871865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/34-polyptotes.html' title='34. POLYPTOTES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7440863251214854980</id><published>2010-11-18T21:03:00.000-08:00</published><updated>2010-11-18T21:03:54.145-08:00</updated><title type='text'>33. ALEXANDRINS</title><content type='html'>Nous stationnons, inquiets qu'un jeune homme attristé&lt;br /&gt;par la vie trop injuste ait mis fin à ses jours&lt;br /&gt;sur les rails devant nous. On peut encor rentrer&lt;br /&gt;à temps pour Virginie… Un paltoquet accourt,&lt;br /&gt;soufflant, couinant, se tourne et se voit étranglé&lt;br /&gt;par sa cravate (affreuse) arrimée entre les&lt;br /&gt;portes. Il faut le voir! Quel con! Il chausse des&lt;br /&gt;Stan Smith immaculés et un blouson zébré&lt;br /&gt;dans les teintes de brun. Sûr qu'il est daltonien.&lt;br /&gt;« Un moment d'attention… » Il se met à jurer,&lt;br /&gt;moins parce qu'on stagne, ce foutu moins que rien,&lt;br /&gt;que parce qu'il a tout l'air d'un dégénéré.&lt;br /&gt;Le wagon s'esclaffe et, sur le siège adjacent,&lt;br /&gt;une jeune fille pousse un peu trop la note.&lt;br /&gt;Le zouf mue dans l'aigu (humiliation aidant)&lt;br /&gt;et s'emploie tout de go à sermonner la sotte.&lt;br /&gt;« Fuck you, mon criss d'épais, t'es pas vraiment crédible »,&lt;br /&gt;lui répond-elle alors et tout le monde acquiesce.&lt;br /&gt;Entre temps on repart et prend de la vitesse,&lt;br /&gt;mais insuffisamment selon l'avis du plouc&lt;br /&gt;qui maudit le sort pour sa posture risible.&lt;br /&gt;Heureusement pour lui, on arrive à Sherbrooke.&lt;br /&gt;Il déguerpit. La fille augmente le volume&lt;br /&gt;de son iPod nano et marmonne un refrain.&lt;br /&gt;Après une heure ou deux, je revois le crétin&lt;br /&gt;dans la section revues. Je ne sais ce qu'il fume,&lt;br /&gt;faudrait y remédier : il reçoit un appel,&lt;br /&gt;comme ça, désinvolte, et discute à son aise!&lt;br /&gt;On est deux ou trois gars à lui chercher querelle,&lt;br /&gt;mais son cas est réglé par une Taïwanaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7440863251214854980?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7440863251214854980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/33-alexandrins.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7440863251214854980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7440863251214854980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/33-alexandrins.html' title='33. ALEXANDRINS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-3635874434803972786</id><published>2010-11-18T06:46:00.000-08:00</published><updated>2010-11-18T06:46:17.243-08:00</updated><title type='text'>32. IMPARFAIT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était dans le métro, à l’heure où tout le monde se pointe ; l’insupportable heure de pointe. La ligne était orange et se dirigeait vers Montmorency. Un homme entrait en courant, dans le wagon qui était bondé, tandis que les portes se refermaient. Il portait une veste marron et ses souliers étaient d’une blancheur qui rappelait l’immaculée blancheur de Marie, du temps qu’elle était Vierge. Il se retournait pour reprendre son équilibre et sa cravate restait prise entre les portes. Une jeune fille s’asseyait sur le banc qui était à côté, et ne parvenait pas à s’empêcher de rire. Elle riait, riait, et l’homme se fâchait. Il tentait de la sermonner, mais sa cravate était toujours prisonnière des portes et lui enlevait le peu de crédibilité dont il disposait. Il descendait à Sherbrooke, tandis que le fille levait le son de son iPod et murmurait les paroles de sa chanson du bout des lèvres. Deux heures plus tard, je croisais l’homme à la cravate àa la Bibliothèque Nationale. Il lisait Le Monde Diplomatique et son téléphone sonnait avec insistance. Une femme qui était asiatique et qui passait derrière lui le frappait derrière la tête avec énergie ; c’était parfait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Soubresaut Brousseau&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-3635874434803972786?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/3635874434803972786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/32-imparfait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3635874434803972786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3635874434803972786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/32-imparfait.html' title='32. IMPARFAIT'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2478468332746452431</id><published>2010-11-18T06:44:00.000-08:00</published><updated>2010-11-18T06:44:15.469-08:00</updated><title type='text'>31. PASSÉ SIMPLE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'heure de pointe fut, tout comme un plouc, soudain, qui accourut. Ses souliers, sa veste, si maladroitement agencés qu'ils fussent ne rivalisèrent pas avec le caca d'oie de sa cravate. Une erreur, et qui fut aussi relevée par les portes. Une fille rit. Il couina, coincé. La jeune fille rit de plus belle, pas laide. Sherbrooke arriva, le plouc s'alla humilier autre part.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus tard j'entendis : « allô?» . Le même plouc s'évacha devant le Monde. Le péril jaune déferla sur lui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2478468332746452431?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2478468332746452431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/31-passe-simple.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2478468332746452431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2478468332746452431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/31-passe-simple.html' title='31. PASSÉ SIMPLE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7627978018893306408</id><published>2010-11-17T20:59:00.000-08:00</published><updated>2010-11-17T20:59:26.545-08:00</updated><title type='text'>30. PRÉSENT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les animateurs de radio accompagnent les conducteurs automobiles dans leur véhicule et les adeptes du métro s'écrasent les membres les uns sur les autres, le temps d'un trajet sur la ligne orange. J'observe. Pénètre un autre corps essoufflé dans ce long ver souterrain. Mal fagoté, trop pressé, il glisse et la seule chose qui le retient de tomber est sa cravate, prise dans les portes.  Je ris. Une fille rit franchement à son tour. Il  est insulté: il rouspète, peste. Une cravate prise dans une porte de métro n'accorde aucun crédit à qui que ce soit, malheureusement. De toute façon, la musique du Ipod couvre maintenant la voix de l'homme. La fille fait même du lipsync, absorbée par les paroles. Je rigole encore.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le hasard est une bien drôle de chose:  je pénètre dans la bibliothèque et voici le même homme du métro. Qui lit un journal confortablement installé. La malchance lui court décidément après: son cellulaire sonne incroyablement fort et les gens aux alentours le regarde comme un parfait imbécile. La femme qui se trouve juste à côté de lui fronce les sourcils au-dessus de ses yeux bridés et lui balance une superbe gifle. La main est imprégnée sur sa joue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/"&gt;Ma Mère&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7627978018893306408?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7627978018893306408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/30-present.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7627978018893306408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7627978018893306408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/30-present.html' title='30. PRÉSENT'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2191307930408285300</id><published>2010-11-16T18:36:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T18:36:16.567-08:00</updated><title type='text'>29. PASSÉ INDÉFINI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis monté station Berri-Uqam. Ça puait, c'était bondé; j'ai dû rester debout. Coincé mais peinard, j'attendais que le wagon reparte, quand un type est arrivé en courant et s'est glissé de justesse. Il a bien fait rire la petite, assise à côté, lorsque, voulant se stabiliser, il s'est plutôt retrouvé en mauvaise posture: sa cravate, dans son empressement, s'était coincée entre les deux portes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a tenté de sermonner l'ado, en la menaçant de son doigt vengeur, mais sa position burlesque a nui à sa crédibilité. Peu après, enfin libéré, il est descendu à Sherbrooke, repartant au galop et l'air honteux. La jeune fille s'est alors mise à fredonner un air que je n'ai pas reconnu. Je suis sorti un peu plus loin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le même jour, j'ai revu l'hurluberlu à la Bibliothèque Nationale. Il était en train de lire son journal quand la sonnerie de son portable a retenti. Se tenant tout près, une femme asiatique, visiblement embêtée par le bruit, a étendu le bras et lui a balancé une bonne claque derrière la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://notespourunehistoire.blogspot.com/"&gt;Audrey&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2191307930408285300?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2191307930408285300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/29-passe-indefini.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2191307930408285300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2191307930408285300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/11/29-passe-indefini.html' title='29. PASSÉ INDÉFINI'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-401169965440364839</id><published>2010-10-10T13:32:00.000-07:00</published><updated>2010-10-10T13:32:53.107-07:00</updated><title type='text'>28. IGNORANCE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais pas, j'étais pas là. Si ça se trouve j'étais même pas né. Ça m'intéresse même pas. À quelle heure? Je prends jamais le métro à cette heure-là. Un dude avec une cravate? Il y en a plein, comment tu veux que je&amp;nbsp; le sache? En train de courir? Tout le monde court tout le temps, c'est connu, t'as pas lu EAT, PRAY, LOVE? Coincée dans les portes? Sa cravate? Peut-être que oui, peut-être que non, je m'en fous. En tous cas faut être cave. La fille a ri de lui? Ben, duh. J'aurais ri moi avec. Je veux dire faut être cave. Engueulé? Il l'a engueulé? Pis après ça on se demande pourquoi les gens sont stressés. Fuck. Sherbrooke? Ben, c'est là station d'après. Peut-être qu'il allait à l'ITHQ. Ou ben sur Prince-Arthur. Peut-être qu'il allait manger dans un resto cheap sur Prince-Arthur. Qu'est-ce t'en sais? Moi je m'en crisse en tous cas. Ça me regarde pas. Quoi? À la Bibli? Le même dude? Pfff. Moi j'y vais juste pour les films pis la musique au quatrième. What the fuck is Le Monde diplomatique? C'est le journal de ta mère? Son cell? Ah, ouin? La Walkyquoi? C'est quoi ça, genre du classique? Ah, genre la toune dans Apocalypse Now? Pis comment tu sais qu'elle était japonaise? Y en a genre trois, des Japonais, à Montréal. Tous les sushis que tu manges, sont faits par des Coréens, ou des Grecs, si ça se trouve. Toute façon je m'en crisse, elle a bien fait. J'étais même pas là, mais moi avec j'y aurais crissé une taloche.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-401169965440364839?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/401169965440364839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/28-ignorance.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/401169965440364839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/401169965440364839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/28-ignorance.html' title='28. IGNORANCE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4644812897036248023</id><published>2010-10-10T04:02:00.000-07:00</published><updated>2010-10-10T13:12:39.257-07:00</updated><title type='text'>27. INSISTANCE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas très longtemps, j’ai été témoin d’événements tout à fait comiques à la station Berri-Uqam, à l’heure de pointe. J’étais dans le métro, sur la ligne orange en direction Montmorency —c’était il y a trois jours—, quand un homme est entré en courant dans le wagon à l’instant où les portes se fermaient. Dans le métro, sur le banc où je me trouvais, j’avais la perspective idéale pour voir cet homme entrer in extremis, au moment même où la bouche du wagon se fermait. Ces portes se sont refermées sur sa cravate, tandis qu’il tentait de reprendre son équilibre après le sprint grandiose qu’il venait d’effectuer. Il était tout en sueur dans son complet marron qui détonnait avec ses souliers blancs. Il avait beaucoup couru et aurait sans doute aimé utiliser sa cravate pour éponger la sueur qui perlait sur son front, mais elle était prisonnière de la porte. Alors que nous quittions la station Berri-Uqam en direction de Montmorency, une jeune fille n’a pu s’empêcher de pouffer de rire. Cette fille, qui était la jeunesse incarnée, assise sur un banc, riait et riait encore. Elle montrait de belles dents, blanches comme les souliers du Monsieur dont la cravate était prise entre deux portes. Celui-ci tenta de la sermonner, essoufflé par la course qu’il avait effectuée pour embarquer dans le wagon, mais sa cravate coincée lui enlevait toute crédibilité. Il tenta tant bien que mal de lui adresser quelques reproches, à cette belle jeunesse qui riait en affichant une dentition impeccable, mais le ridicule de la situation empêcha le Monsieur d’impressionner la demoiselle. Elle s’esclaffait devant cet individu risible dans sa veste marron, dont la cravate faisait de lui un esclave, quand nous sommes arrivés à la station Sherbrooke. Cette station, faut-il le rappeler, est celle qui succède à Berri-Uqam lorsqu’on se dirige en direction Montmorency, ce que nous faisions au moment où ces événements ont eu lieu. L’homme est finalement descendu, comme nous étions à la station Sherbrooke, voisine de Berri-Uqam, tandis que la jeune fille ricaneuse éleva le son de son iPod en murmurant les paroles d’une chanson, du bout de ses lèvres qui cachaient maintenant ses belles dents, qu’elle montrait pourtant quelques instants plus tôt tandis que le Monsieur s’évertuait à lui servir quelques remontrances en gardant bonne contenance. C’est donc en écoutant une chanson qu’elle connaissait visiblement par coeur qu’elle regarda l’homme descendre à la station Sherbrooke, en susurrant un peu les paroles afin de contenir son rire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/goog_1058298457"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux heures après cette scène comique où la cravate d’un passager est restée prise dans les portes du wagon à la station Berri-Uqam, il arriva l’improbable : je rencontrai à nouveau ledit Monsieur, à la Bibliothèque Nationale. Il portait toujours sa veste marron, et sa cravate était fripée, rappelant la morsure qu’elle s’était faite infligée par les portes du wagon. J’ai croisé par hasard le Monsieur, à la Bibliothèque Nationale, tandis qu’il lisait Le Monde Diplomatique. Cet homme, qui avait été humilié quelques heures plus tôt dans le métro entre la station Berri-Uqam et la station Sherbrooke et qui avait été la proie des rires irrespectueux d’une femme jeune comme le printemps, était maintenant affairé à lire tranquillement Le Monde Diplomatique, comme s’il ne s’était rien passé. Mais le malchanceux, qui parcourait d’un oeil distrait un journal plutôt épais, n’était pas au bout de ses peines ! En effet, au moment où il suçait son index et s’apprêtait à retourner la page du journal qui l’occupait, son téléphone cellulaire sonna brusquement. La sonnerie retentit avec force, et celui-ci prit tout de même le temps de tourner la page avant de porter la main vers la poche intérieure de sa veste. Au même moment, une femme asiatique qui passait par là, visiblement choquée par le manque de savoir-vivre du Monsieur dont le téléphone sonnait, lui asséna une claque derrière la tête et poursuivis son chemin. C’est dire qu’à l’instant où le pauvre Monsieur s’apprêtait à répondre à ce coup de fil, il reçut un autre coup, beaucoup plus violent celui-là, par une femme asiatique visiblement expérimentée en la matière, et qui plus est, radicalement impatiente à l’endroit des gens qui agissent comme s’ils étaient rois et maîtres du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Soubresaut Brousseau&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4644812897036248023?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4644812897036248023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/27-insistance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4644812897036248023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4644812897036248023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/27-insistance.html' title='27. INSISTANCE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7503933424922736445</id><published>2010-10-05T07:35:00.000-07:00</published><updated>2010-10-05T07:44:58.207-07:00</updated><title type='text'>26. ANALYSE LOGIQUE</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Station Berri-UQAM.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Train ligne orange.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Berri-UQAM, ligne orange, métro, Montréal, Québec, Canada, Terre. C’est le lieu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Jour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Heure de pointe.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Heure de pointe, matin ou fin d’après-midi, en semaine, 21&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. C’est le temps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Individu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Entrée. Wagon. Précipitation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;L’entrée précipitée d’un individu dans un wagon. C’est l’action.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Homme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Cravate. Veste marron. Souliers sport d’un blanc immaculé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Un type sans envergure qui a tendance à se vêtir comme un clown. C’est le personnage principal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Portes ouvertes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Portes fermées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;La fermeture des portes sur la cravate. C’est le résultat.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Hilare. Ipod.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Une personne de la génération montante, c’est-à-dire post-z, habile du bidule mais non du subtil. C’est le personnage second.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Sermon. Crédibilité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Volume.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Incompréhension interpersonnelle, intergénérationnelle, intersexuelle. C’est le constat.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Moi. C’est le tiers personnage. Narrateur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Deux heures plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Bibliothèque nationale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Femme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Asiatique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 35.45pt; text-indent: -35.45pt;"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Une furie parmi les plus hardies, c’est-à-dire génération x, prodigue de remontrances. C’est le quart personnage.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Un téléphone.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Une claque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Des sons. C’est ce qui a sonné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Conclusion logique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #222222;"&gt;Sébastien Roldan&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7503933424922736445?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7503933424922736445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/26-analyse-logique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7503933424922736445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7503933424922736445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/26-analyse-logique.html' title='26. ANALYSE LOGIQUE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5517298054203105491</id><published>2010-10-05T07:33:00.001-07:00</published><updated>2010-10-07T12:32:05.547-07:00</updated><title type='text'>25. ONOMATOPÉES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À cette heure où tout le monde se pointe, un métro, Station Berri-Uqam, ralentit, teuf-teuuf... teuuuf-teuuuuf, et s'arrête, euf. Les portes s'ouvrent, pschiou, un arriviste se précipite, &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;tagada&lt;/span&gt;-&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;tagada&lt;/span&gt;-tagada, porté par ses sabots blancs tels le cul de Marie (je vous salue, Marie pleine de grâces). Les portes se clapent, le voilà tout surpris, eeeh ?! La cravate en mauvaise position, l'ambitieux essaie de se redresser, han! iiiaaarrrr! Peine perdue, il s'étrangle, argggl. La scène se répète, et han! iiiaaarrr!, et argggl. Une jeune fille tout près ne peut retenir son rihihihire ! Grognon, ROAR, l'homme tente de la sermonner, tss tss tss, mais sa posture ridicule l'indispose, ARGH. Arrive enfin la prochaine station, teuf-teuuf, teuuuf-teuuuuf, les portes s'ouvrent, pschiou, ouf. Il s'éloigne, clap-clap, &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;clap-clap&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;clap-clap&lt;/span&gt;, et la fille, calmée, se met à chantonner, mmm mmm not perfect, but I keep trying... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé deux heures, dong-dong, dong-dong, je l'aperçois à la Bibliothèque Nationale, lisant son journal. Je le vois sursauter, boing-boing, quand, de sa poche, retentit &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=V92OBNsQgxU"&gt;un air épique&lt;/a&gt;. Une asiatique, passant par là, étend le bras,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et BANG.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://notespourunehistoire.blogspot.com/"&gt;Audrey&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5517298054203105491?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5517298054203105491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/25-onomatopees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5517298054203105491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5517298054203105491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/25-onomatopees.html' title='25. ONOMATOPÉES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-3551035856622358091</id><published>2010-10-05T07:32:00.001-07:00</published><updated>2010-10-05T07:32:39.016-07:00</updated><title type='text'>24. PRIÈRE D'INSÉRER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous étions dans le ______ quand un _______ accourut. Il _______ des _______ blancs et une _______ marron. Quelle ne fut pas sa surprise quand il se prit la _______ dans les _______. Une jeune femme en fut toute _______. Il voulut la _______, mais il lui manquait quelque chose. Heureusement, il put _______ dès que possible.&lt;br /&gt;Plus tard, je revis le _______ à la _______. Il regardait avec toute son attention une _______, quand soudain son _______ retentit. Une _______ qui passait par là le _______ sur la _______.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-3551035856622358091?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/3551035856622358091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/24-priere-dinserer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3551035856622358091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/3551035856622358091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/24-priere-dinserer.html' title='24. PRIÈRE D&apos;INSÉRER'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5475624061897132608</id><published>2010-10-04T10:10:00.000-07:00</published><updated>2010-10-04T10:10:33.629-07:00</updated><title type='text'>23. LETTRE OFFICIELLE</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:Compatibility&gt;    &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;    &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;    &lt;w:ApplyBreakingRules/&gt;    &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;    &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;    &lt;w:UseFELayout/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Table Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman";}&lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cher Monsieur Q.,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La présente a pour but de vous informer que, malheureusement, votre manuscrit ne sera pas retenu à des fins de publication par notre maison d'édition. Tel que vous l'avez demandé et dans votre volonté d'obtenir, et je vous cite: "des critiques à vif et qui vont droit au but", je me suis permis ces quelques commentaires qui suivent. Je crois que ces notes vous aideront grandement:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En effet, votre texte débute très étrangement. On n'a pas idée de situer une histoire dans un métro, c'est trop banal et familier pour le public. Et cet homme qui entre en courant, que lui arrive-t-il pour qu'il coure ainsi? Vous devriez insérer du mystère, du suspense! Que dire de cet habillement? Cette veste marron semble plutôt vieillotte, on a même l'impression qu'elle est défraîchie. Pire! qu'elle sent les boulamites. Il faut qu'on vous donne envie de vous attacher au personnage, de le trouver charmant. Cet homme est trop banal. Et la cravate qui se prend dans les portes du métro: vous avez décidément envie d'y aller de cliché en cliché? De l'imagination, que diable! de l'originalité! Pensez à ces pauvres lecteurs avides de sensations fortes, de passions déchirantes. Les mésaventures de ce pauvre type malchanceux sont trop terre à terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le personnage de la jeune fille aurait pu être intéressant: une potentielle amoureuse, une alliée dans l'événement extraordinaire qui survient dans ce banal métro - si vous tenez à l'utiliser. Mais elle ne sert qu'à rendre encore plus pitoyable cet homme qui, ma foi, n'a déjà pas grand-chose pour lui avec sa veste brune élimée, ses souliers blancs comme neige et sa cravate: un style vestimentaire des plus douteux si vous voulez mon avis. Et vous soulignez un point important en utilisant le mot: crédibilité. Ce personnage masculin n'en a pas, vous avez visé dans le mile de ce côté! Et cette fille qui revient, l'ignorant de plus belle en murmurant une chanson sans plus se préoccuper de lui; voilà ce que vos lecteurs feront aussi si vous ne donnez pas plus de corps à ce personnage!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le même homme, encore? Décidément, il vous passionne ce petit monsieur brun. Et la tentative de nous le rendre intéressant en lisant Le monde diplomatique est mignonne, mais nullement nécessaire puisque vous renfoncez le clou en le faisant passer pour un réel abruti avec son cellulaire qui dérange la bibliothèque entière. Et la claque! Une bonne idée, vraiment! Un retournement de situation, absolument! Une réaction passionnelle, oui! Mais pour un simple cellulaire qui sonne? Grand Dieu que vous voyez petit...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enfin, toujours est-il que votre style d'écriture n'est pas inintéressant, mais que vos idées ont bien besoin d'être brassées. Si vous souhaitez publier chez nous, vous devez y mettre du piquant, du mystère, de l'imprévu! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Voilà donc ce que nous pensons de votre manuscrit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En espérant que cela vous aide dans vos futures démarches de publication.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bien à vous, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Roland BelAmi&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Éditeur Romance &amp;amp; Co.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/"&gt;Ma Mère&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5475624061897132608?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5475624061897132608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/23-lettre-officielle.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5475624061897132608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5475624061897132608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/23-lettre-officielle.html' title='23. LETTRE OFFICIELLE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-6577244426672003345</id><published>2010-10-03T21:29:00.000-07:00</published><updated>2010-10-03T21:31:25.565-07:00</updated><title type='text'>22. HOMÉOTÉLEUTES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En heure d'affluence où règne la somnolence s'avance un homme d'influence qui pense intense à ses finances. Jouant d'imprudence, il lance sa panse, s'élance et se dépense. Mais la malchance se fiance avec son arrogance. Sans éloquence il souhaite sa délivrance. Devant l'évidence, il panse son incompétence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'un œil rance, il constate l'insolence d'une jeune semence en pleine croissance.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il entre en transe. Sa jactance n'encense ni l'enfance ni l'adolescence, mais navigue entre l'indifférence et la dormance. Il opte pour la clémence et la prestance, c'est tendance, s'arme de patience et se relance en une danse dès la fin de l'engeance. Il tire sa révérence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En toute indolence, la jouvence en puissance joue d'ascendance et augmente la dissonance de son premier sens, lèvres en mouvance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus tard dans la séquence, dans l'omnipotence et la magnificence de la Gouvernance, l'immense impertinence de cet homme sans décence, son cellulaire en l'occurrence, prouve son inintelligence. Il lit un journal de France sans nuance quand une résonance toute en stridence s'exclame d'urgence. Quelle négligence! Une de mes accointances en instance d'immigrance lui balance séance tenance une protubérance sur la faïence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-6577244426672003345?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/6577244426672003345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/22-homeoteleutes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6577244426672003345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6577244426672003345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/10/22-homeoteleutes.html' title='22. HOMÉOTÉLEUTES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-890240312114209886</id><published>2010-09-28T08:33:00.000-07:00</published><updated>2010-09-28T08:33:45.728-07:00</updated><title type='text'>21. DISTINGUO</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le métro à l’heure de pointe (et non pas "je me mets trop à l’heure de pointe"). Station Berri-Uqam (qu’il ne faut pas confondre avec Barry le Clam). Ligne orange, direction Montmorency (et non Lyne arrange l’érection de Monsieur Rancy). Un jeune homme entre en courant dans le wagon (à ne pas confondre avec Usain Bolt) juste au moment où les portes se referment (et non du froment de mortes à la crème [sic]). Il porte une veste marron (et non une sorte de peste cette Marion) et des souliers sports (éviter d’entendre ici «saoul hier, comme un porc») blancs comme la Vierge Marie (s.v.p NE PAS LIRE Bang j’la dévierge Marie).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En se retournant pour reprendre son équilibre (et non Anse se retournant pour répandre son liquide), sa cravate se prend entre les portes (non pas sa cravache s’éprend d’un ventre qui lui importe). Une jeune fille assise sur le banc (qui n’est pas un jeûne qui vise le néant), ne peut s’empêcher de pouffer de rire (et non pas Lépreux en pêches et poux faits pour frire). L’homme se fâche (bien que ça ressemble à «L’heaume se gâche»). Il tente de la sermonner (et non l’île en pente du serf aumônier), mais sa cravate prisonnière des portes (et non sa grave hâte buissonnière l’emporte) lui enlève toute crédibilité (et non Lee-An lève tout crédit du Bill itéré). Il descend à Sherbrooke (et non pas il descend un cerf qui broute) et la fille lève le son de son ipod en murmurant les paroles de sa chanson du bout des lèvres (et non le fil du glève, leçon de son code, emmure les paraboles de Sacha, fiston debout et mièvre).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux heures plus tard (et non peu de heurts, bâtard), je croise l’homme à la cravate (et non je toise comme «à la primate») à la Bibliothèque Nationale (qui n’est pas Bibi l’Aztèque à la ration pâle). Il est en train de lire le Monde Diplomatique (et non il est enclin à élire l’immonde deep-o-matik) et son téléphone cellulaire (et non tsé c’est l’fun les selles à l’air) sonne brusquement (et non comme Bruce qui ment). Une femme asiatique (qui n’est pas une dame sympathique) qui passait derrière lui à cet instant précis (et non Kirpa cédé hier qui luit, ascète du temps précuit) lui donne une claque derrière la tête (qu’il faut éviter de confondre avec l’idoine d’une flaque sur le derrière d’une bête).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Soubresaut Brousseau &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-890240312114209886?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/890240312114209886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/21-distinguo.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/890240312114209886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/890240312114209886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/21-distinguo.html' title='21. DISTINGUO'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4163297927788208378</id><published>2010-09-27T17:56:00.000-07:00</published><updated>2010-09-28T13:21:57.929-07:00</updated><title type='text'>20. ANAGRAMMES</title><content type='html'>Dans le gonwa du tomré à l'euher de teponi, un momeh tuvê d'une sevte rarmon et de lousiers scanbl es conice la vacrate dans sel orteps.&lt;br /&gt;Ce iuq fait irer une neuje lefil.&lt;br /&gt;Le momeh, inguédi, tevu la moserner, mias cidéde tôlput ed sedcenrde à Brekshoor.&lt;br /&gt;La neuje lefil tomen laors el nos ed nos dopi.&lt;br /&gt;Xeud surehes sulp drat ej el secrio à al Lilbitécoh Tianalone. Nos nophelété nosne subqrement et nue Taisaique iul noden nue peta riderère al tetê.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4163297927788208378?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4163297927788208378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/20-anagrammes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4163297927788208378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4163297927788208378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/20-anagrammes.html' title='20. ANAGRAMMES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-4456895922334069912</id><published>2010-09-26T09:17:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T09:17:28.472-07:00</updated><title type='text'>19. ANIMISME</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mâchoire se ferma et ma cravate resta prise entre ses dents. Je n’osais pas regarder autour de moi, par crainte d’apercevoir d’autres personnes en train de se faire digérer. J’entendais leurs plaintes, et j’imaginais l'horreur de leurs corps s’agglutiner entre eux. Puis, les plaintes se transformèrent en rires. Quelqu’un se moquait de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulus me retourner fermement mais, ma cravate étant coincée, elle m’étrangla et m’envoya dans les airs. Je fis volte-face dans un mouvement peu éloquent. La mâchoire s’ouvrit à nouveau et je fus recraché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mis à compter les vertèbres d’asphalte qui menèrent jusqu'à un bâtiment vitré. Un barbu inconnu m’offrit une cigarette. Je lui dis qu’il y a des oursins qui me chatouillent les intestins. Perplexe, il regarda mes yeux comme à travers un œil de bœuf, cherchant ce qui se trouve de l’autre côté. Il n’y aperçut qu’un vague reflet de la Vierge Marie. Il comprit que plus rien n’allait, que j'avais perdu contact avec le monde... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, un journal se déroba des mains de sa maîtresse. Il gambada vers moi et se glissa entre mes doigts. Sa propriétaire, prise de jalousie, se leva d’un pas brusque et me gifla derrière la tête. Le geste fut si violent qu’il déclencha la sonnerie de mon téléphone cellulaire. Je répondis. C’était le barbu qui me demandait où j’ai trouvé un si beau veston marron. J’étais désemparé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://madrigual.livejournal.com/"&gt;Madrigal&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-4456895922334069912?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/4456895922334069912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/19-animisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4456895922334069912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/4456895922334069912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/19-animisme.html' title='19. ANIMISME'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7721332408177956503</id><published>2010-09-26T09:16:00.001-07:00</published><updated>2010-09-26T12:36:48.850-07:00</updated><title type='text'>18. NÉGATIVITÉS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai jamais parlé de l'autobus, ni du train, j'ai parlé du métro. J'ai jamais dit que c'était à Henri-Bourassa, ni à Longueuil, j'ai dit que c'était à Berri-UQAM. J'ai jamais spécifié le matin, ni la nuit, j'ai spécifié l'heure de pointe. J'ai jamais mentionné de chien, ni de femme, j'ai mentionné un homme. J'ai jamais décrit de lunettes, ni de pantalons, j'ai décrit une cravate. J'ai jamais employé "froissée", ni "guindée", j'ai employé "coincée". J'ai jamais insisté sur une vieille, ni sur une folle, j'ai insisté sur une ado. J'ai jamais imité de grognement, ni de hurlement, j'ai imité un rire. J'ai jamais glosé sur un iphone, ni sur un ipad, j'ai glosé sur un ipod. J'ai jamais suggéré la station Mont-Royal, ni la station Laurier, j'ai suggéré la station Sherbrooke. J'ai jamais insinué qu'une heure plus tard dans les Maritimes, ni que six heures plus tard en Europe, j'ai insinué que deux heures plus tard à la BNQ. J'ai jamais inclus le New Yorker, ni le Elle Québec, j'ai inclus le Monde diplomatique. J'ai jamais parodié un ronflement, ni une crise d'épilepsie, j'ai parodié une sonnerie de cellulaire. J'ai jamais évoqué une Perse, ni une Gaspésienne, j'ai évoqué une Asiatique. J'ai jamais mimé une pirouette, ni une arabesque, j'ai mimé une taloche.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7721332408177956503?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7721332408177956503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/18-negativites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7721332408177956503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7721332408177956503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/18-negativites.html' title='18. NÉGATIVITÉS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7975574450627861463</id><published>2010-09-24T06:58:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T12:05:08.662-07:00</updated><title type='text'>17. COMPOSITION DE MOTS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sardinions heuredepointement direction norduscule lorsquand horizontala de manière fulgurissime vers nouzôtre un infrabeau qui arborisait des chausses-blanches et une vesbrune, et qui fut antimouvé par les coutilles, lesquelles recouinèrent sa craviarte couleur saumonarde, cubeclanchant l'hilardement. Une femmelarde d'âge immur fut enrigolée plus que les autres lividasses. Il tenta de l'engermonner mais elle le dissa, embeyoncée. Il sherbrooka de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temporativement translaté, je le revue à la biblionale: il regardoeillait mon diple-o-matic quand son plaisiràdistance tentit, et de nouveau. Une nazie-à-tiques le paumocciputa.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7975574450627861463?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7975574450627861463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/17-composition-de-mots.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7975574450627861463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7975574450627861463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/17-composition-de-mots.html' title='17. COMPOSITION DE MOTS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-6592600595299723551</id><published>2010-09-24T06:57:00.001-07:00</published><updated>2010-10-01T14:45:42.523-07:00</updated><title type='text'>16. RÉCIT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour, station Berri-UQAM, en pleine heure de pointe, j’aperçus un individu se précipiter vers le train de la ligne orange en partance vers Montmorency, tandis que le mécanisme de fermeture des portes se déclenchait. Il s’engouffra de justesse dans le wagon bondé; sa veste marron et ses chaussures sport d’un blanc virginal aussi, mais non sa cravate, qui, quand il se retourna pour ne pas perdre pied, se coinça entre les battants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pouffant de rire, une ingénue détourna l’attention du personnage et reçut une ribambelle d’invectives décousues, étranglées à la fois par la cravate et par l’insulte. Enfin libéré métro Sherbrooke, l’homme tout froissé respira et sortit; mais le regard féroce qu’il adressa à la fille fut perdu, car elle s’absorbait à régler le volume de son ipod et à susurrer les paroles d’une chanson.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux heures plus tard, je le revis à la Bibliothèque nationale, apaisé, attentif à sa lecture du Monde diplomatique, lorsque son téléphone vibra et sonna à tout rompre. Dans le tumulte immédiat, une Asiatique qui passait par là lui envoya une claque derrière la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sébastien Roldan &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-6592600595299723551?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/6592600595299723551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/16-recit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6592600595299723551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/6592600595299723551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/16-recit.html' title='16. RÉCIT'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-8240583240275526674</id><published>2010-09-23T08:46:00.000-07:00</published><updated>2010-09-24T06:58:55.123-07:00</updated><title type='text'>15. AUTRE SUBJECTIVITÉ</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Caro pis moi on tchékait la bizoune à Alex sur les photos de son Flickr à son chalet pis y en a une qu'on voit full dans son costume de bain pis là Zazie est arrivée faque j'y ai raconté comment j'avais sluggé un dude gossant devant tout le monde à la Bibli juste pour le kick parce que Caro m'avait donné un dare pis c'était malade parce qu'a m'a dit fuck j'pense que c'est le même cave que j'ai vu tal'heure à Berri y avait-tu une cravate genre verte? pis j'ai dit ouin verte dégueu comme genre ça pis j'ai pointé le costume de bain à Alex sur la photo sur son Flickr pis Zazie a dit ouin ça ressemble à ce vert là eille! fuck on voit sa graine! pis là Caro pis moi on est parties à rire genre allo pourquoi tu penses qu'on regarde des photos d'Alex à part pour voir sa graine? faque Zazie a comme essayé de nous expliquer que le cave de la Bibli pis du métro s'était genre pogné la cravate dans les portes criss tu peux-tu être plus cave que ça? mais elle était full déconcentrée parce que j'pense qu'elle a un kick sur Alex, j'veux dire, man, Alex y a fait une playlist sur son ipod avec full tounes de Avenged Sevenfold pis fouille moi genre du Beyoncé pis elle arrête pas de l'écouter pis avant elle haïssait ça Avenged Sevenfold.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fucked up. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-8240583240275526674?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/8240583240275526674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/15-autre-subjectivite.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8240583240275526674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8240583240275526674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/15-autre-subjectivite.html' title='15. AUTRE SUBJECTIVITÉ'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-1534326084745469380</id><published>2010-09-23T08:41:00.000-07:00</published><updated>2010-09-23T08:46:25.548-07:00</updated><title type='text'>14. LE CÔTÉ SUBJECTIF</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'étais dans le métro, genre, pis là tout le monde se tassait parce que c'était l'heure de pointe. Au moins j'avais un banc, mais j'avais la queue d'un vieux dégueux drette dans face. Trop ouache. Anyway j'étais super contente parce que je sortais du Garage avec une méga camisole trop nice à bretelles spaghetti. Presque aussi sex que Caro, mais elle, est tellement full cash qu'à s'habille chez H&amp;amp;M, la bitch. Ça fait qu'un laid rentre en courant avec ses snicks blancs pis son coat brun marde, trop pas matchés avec sa cravate verte. Pas de goût de même, je vomis! Le pire, c'est qu'y s'a pogne dins portes! Le cave. Je riais full, genre, ben comme tout le monde, là, mais c'est moi qui se met à engueuler. Man, y était trop pas crédible, la face étampée dans vitre. Fuck you. Beyoncé, au secours! Y est descendu à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis là le soir même, je rencontre Anh-Ming chez Caro, a me raconte:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Heille, Zazie, trop drôle! J'étais à bibli nationale à 6 heures, pis là y avait un laid avec une cravate verte dins revues qui avait pas fermé son cellulaire. Ça a sonné pis je l'ai sloggué devant tout le monde!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-1534326084745469380?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/1534326084745469380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/14-le-cote-subjectif.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1534326084745469380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/1534326084745469380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/14-le-cote-subjectif.html' title='14. LE CÔTÉ SUBJECTIF'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-7557575718950681899</id><published>2010-09-23T06:22:00.000-07:00</published><updated>2010-09-23T11:33:38.161-07:00</updated><title type='text'>13. PRÉCISIONS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis entré dans le métro, cet endroit chauffé hyper naturellement l'hiver venu, « hyper naturellement » puisque dans les grands grillages sur les bords des rails, juste devant les bancs, on y empile des mexicains, hommes et femmes, de races humaines, environ une centaine, et qu'on souffle l'air de la chaleur qu'ils produisent sur les autres humains qui veulent prendre le métro chauffé hyper naturellement l'hiver venu. J'ai hésité un peu, même si hésiter n'est pas dans mes habitudes, monter dans le wagon ou attendre le prochain, changer de ligne, ou aborder cette fille, tellement laide ou tellement belle, difficile à dire, mais j'ai dit que je n'hésitais pas alors je suis monté en direction Montmorency, station bâtie tout récemment, quoi que pas tant que ça, le temps passe trop vite. Je me sentais invincible avec ce blazer que j'avais acheté dans le sous-sol de l'église près de chez Tante Bénénice pour me déguiser en Passe-Montagne à l'Halloween il y a trois ou quatre ans (le temps passe trop vite), mais quelle surprise j'ai eu, même si être surpris n'est pas dans mes habitudes non plus, lorsque la longue cravate que je portais s'est coincée entre les deux portes du métro puisque je n'avais pas entendu le « toudoudou », mais bien le son d'une vache comme celui qu'émettait ma ferme Fisher Price, je croyais alors rêver, mais rêver n'est pas dans mes habitudes alors les portes se sont fermées sur moi. Cela m'a rendu nul autre que démoniaque, « comme la rage dans une cage » dirait mon artiste fétiche, parce que ma cravate en était une de collection, un motif rare, rare, rare, et j'aperçu cette même fille, belle ou laide, qui pouffa d'un rire se rapprochant de celui d'un porcelet qu'on égorge, la truie, j'ai fait mine de ne rien entendre. J'ai décollé ma main droite du poteau visqueux, puis la gauche, pour ensuite faire quelques pas et sortir à Sherbrooke (la station de métro et non la ville), je vis cette cochonne qui articula en silence les paroles d'une chanson que j'ai automatiquement deviné être &lt;i&gt;Cavalière&lt;/i&gt; des B.B., impossible de me tromper là-dessus, j'avais participé à l'émission S&lt;i&gt;lash&lt;/i&gt; avec Patrick Huneault (maintenant assistant réalisateur en salle de casting) sur les ondes de Canal Famille, puis à &lt;i&gt;Fa si la chanter, &lt;/i&gt;jeu questionnaire&lt;i&gt; &lt;/i&gt;animé par l'interprète de cette même chanson que la fille laide chantait du bout de ses lèvres gercées, il était temps que je sorte, j'allais vomir. Je n'ai rien vomi, mais ai laissé échapper ce léger rot me rappelant les raviolis Chef Boyardee ingérés quelques heures plus tôt accompagnés d'une tranche de pain blanc avec de la margarine jaune (il ne restait plus de beurre, ni rien d'autre d'ailleurs), puis suis allé m'installer au bordel des intellectuels, la bibliothèque, avec le livre que m'avait offert celle qui m'avait laissé la veille d'avant, une copine devenue ex que quelques personnes pourraient qualifier de chinoise mais qui était en fait laotienne, ultra sexuelle mais surtout, trop intelligente pour moi, alors voilà, elle était partie en claquant les pieds et en me blessant la tête, « la tête » dans tous les sens du terme, physique et psychotique, propre et défiguré, alors voilà, j'allais tenir ouvert ce livre impossible pour avoir l'impression de signifier, d'être, de devenir; j'allais tenir ouvert ce livre impossible pour me donner une contenance un tout petit, petit, petit instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://buanderette.blogspot.com/"&gt;Mélanie Jannard&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-7557575718950681899?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/7557575718950681899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/13-precisions.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7557575718950681899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/7557575718950681899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/13-precisions.html' title='13. PRÉCISIONS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2146966665974678329</id><published>2010-09-23T06:21:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T12:25:19.526-07:00</updated><title type='text'>12. HÉSITATIONS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Berri-Uqam et une grande marée qui suit son point de fuite vers mille lieux précis, autant de rendez-vous aléatoires et de choix bénins. Pas pour moi. Même la plus petite décision pourrait sceller mon destin, laisser une marque permanente et indélébile. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme le choix de cette cravate fripée qui me noue la gorge et me tire vers l'angoisse. Vers la panique. Vers les portes qui se referment et m'étranglent. À force de vivre immobile, on se coince le cul dans toutes les portes qui se referment. Aller à droite. Plus proche encore de la tristesse. Vers la gauche, la frontière de l'infini à découper en mille morceaux. Choisir 1 égal toujours -1000. Pourquoi pas la rouge. Trop criard pour se fondre dans la masse qui trace. Pourquoi pas vert. Pour peut-être espérer trouver mon chemin. Ou gris. Neutre. Ni trop à droite, ni trop à gauche. Implication nulle. Le No man land de l'affirmation. Regarder le sol. Toujours. Laisser passer la foule. Vouloir ramper pour ne pas déranger. Pour ne pas s'imposer. Avoir l'air vide et si fatigué. Être si fatigué de n'aller nul part…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une jeune asiatique too cool too fonction avec  son MP3 à paillettes pas d'écouteurs se moque de ma tronche. Hello Kitty vomit des éclats métalliques qui écorchent les tympans et font chier le peuple. Ça gratte de l'intérieur. Ça pique les oreilles. Ça chauffe les yeux. un tic, deux tics, trois tics, passer un main dans mes cheveux, serrer la mâchoire, cligner de l'oeil à répétition, sentir le sang battre dans mes temples et fuir vers le sol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prendre délicatement l'objet de mes souffrances dans un sourire. Le retourner entre mes mains moites. Céder à l'hystérie. Le crisser au bout de mes bras. L'éclater sur le linoléum pour que brillent ses entrailles à travers les derniers rayons verts des néons. Les portes s'ouvrent. Je sors. Libération…Et puis non. Un soupir de travers, une seconde de trop et surtout, ne rien désaxer dans l'univers. Station Sherbrooke. Je prends la porte, la fuite, point. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lire la vie des autres dans la Bibliothèque Nationale plutôt que de choisir ma propre ligne directrice. Répit. Entre le point A et ce soir, trop de possibles, pas assez de certitudes. Angoisse. Avenir multi directionnel, je t'emmerde. Demain immobile, fragile. Pourtant, tout ça semble si facile pour les autres. Vivre tranquille, enligner les choix, enfiler le temps vers en avant. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sonnerie de style synthé beat box à deux balles derrière moi. Voix de craie. Forte, aiguë, désagréable comme le cri de mille mouettes aphones. Et la terre qui se remet à tourner carré. Ça gratte de l'intérieur. Ça pique les oreilles. Ça chauffe les yeux. un tic, deux tics, trois tics, passer un main dans mes cheveux, serrer la mâchoire, cligner de l'oeil à répétition, sentir le sang battre dans mes temples et fuire vers le sol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me lever doucement. Contourner la table. Un pas en arrière. Un élan en avant et lui foutre une claque derrière la tête à cette conne.  Facile de même...Et puis non. Un soupir de travers, une seconde de trop et surtout, ne rien désaxer dans l'univers. Prendre la porte. Effacer un peu plus les tangentes dans les lignes de ma main et encore, tracer vers le point de fuite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://commeunetruitesurlasphalte.blogspot.com/"&gt;Sardine au soleil &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2146966665974678329?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2146966665974678329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/12-hesitations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2146966665974678329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2146966665974678329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/12-hesitations.html' title='12. HÉSITATIONS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2629628579497219628</id><published>2010-09-20T09:33:00.000-07:00</published><updated>2010-09-20T09:36:17.537-07:00</updated><title type='text'>11. LOGO-RALLYE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(Avec les mots: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;castagnettes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;fourneau&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;sobriquet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;calepin&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;soumission&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;rapport d'impôt&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vibration de l'écran d'Alstom Télécité ajoutait une couleur latine au voyage. Un écrou devait être tombé de sa vis dans le boîtier. J'entendais spontanément les premières notes des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sketches of Spain&lt;/span&gt;, agrémentées de castagnettes bien réelles: La poésie prenait le Métro. À plus forte raison, on se croyait bel et bien en Espagne, entre Berri-UQAM et Sherbrooke. Les gens suaient en communauté, cuisaient sous le souffle du fourneau qu'on essayait de faire passer pour un système de ventilation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'eût été d'un pauvre plouc - sobriquet qui en dit long sur les sons qui nous viennent en tête quand notre dos est une paroi de grotte suintante de sueur - sans ce plouc, donc, dont la cravate étaient restée prise entre deux portes, je n'aurais probablement rien noté d'autre dans mon calepin. Il était entré et sorti avec le même empressement, mû par l'urgence de telle soumission ou de tel contrat qui devait atterrir entre les mains de tel directeur de telle firme de consultation. Ou peut-être était-ce le rire d'une jeune fille qui l'avait fait quitter le wagon en flèche à la station Sherbrooke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures plus tard, à la Grande Bibliothèque, je revis le même plouc se faire frapper derrière la tête parce qu'il parlait trop fort dans son cellulaire: il racontait à un ami une histoire de rapport d'impôt erroné, de factures inventées et de biens saisis, tout en se servant d'un exemplaire du Monde diplomatique comme éventail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://twistnserve.blogspot.com/"&gt;William S. Messier&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2629628579497219628?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2629628579497219628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/11-logo-rallye.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2629628579497219628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2629628579497219628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/11-logo-rallye.html' title='11. LOGO-RALLYE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5527486205162553691</id><published>2010-09-19T11:15:00.000-07:00</published><updated>2010-09-19T11:17:02.937-07:00</updated><title type='text'>10. L'ARC-EN-CIEL</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;À Montréal, station Berri-Uqam, un homme enjambe une flaque tirant sur le  pourpre puis titube, distraitement, à l’intérieur du métro. Insouciant, il retrouve son équilibre, laissant sa cravate indigo se coincer lors de la fermeture des portes. Surpris, il tire sur son embarras jusqu’à ce que ses mains virent au bleu. Vert de honte, il balaie les alentours du regard pour surprendre l’air moqueur d’une jolie jeune fille. Il rit jaune.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Station Sherbrooke, ligne orange, voyant la moquerie qui persiste, l’homme envoi un regard assassin en direction de la jeune fille et devient rouge de colère. Jeune fille ignore, musique aidante.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Deux heures plus tard, l’homme se pose à la bibliothèque et puis plus rien, couleur aléatoire.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://ballescourbes.wordpress.com/"&gt;Stéphane&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5527486205162553691?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5527486205162553691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/10-larc-en-ciel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5527486205162553691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5527486205162553691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/10-larc-en-ciel.html' title='10. L&apos;ARC-EN-CIEL'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-8026473035241806434</id><published>2010-09-19T11:14:00.004-07:00</published><updated>2010-09-23T09:03:24.986-07:00</updated><title type='text'>9. SYNCHISES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était certes un moment chargé, il y avait en si peu d’espace tant de gens, de tensions mal contenues, d’odeurs (car d’aucuns devront admettre qu’il règne toujours, à l’heure de pointe du soir, une vague senteur de pet, d’haleines de café-muffin et de sueur qui perce l’insuffisante couche de désodorisant dont les passagers du métro se sont enduit le matin et qu’ils n’ont pas renouvelée de la journée – et admettre aussi que s’ils étaient des terroristes, ils choisiraient cette heure de pointe du soir et non celle du matin pour faire sauter leur bombe, car en raison de la fatigue que tout le monde supporte en rentrant du boulot surviendrait une panique beaucoup plus rigolote qu’au matin, quand tous sont guillerets et prêts à passer un nouveau huit heures devant un écran et peuvent par conséquent jouer les héros ou fuir plus efficacement), et tous n’avaient pas, station Berri-UQAM, ligne orange, direction Montmorency, la même attitude résignée quant à l’espace qu’ils avaient la possibilité d’occuper parmi les sardines (il y a aussi, à l’occasion, dans le métro, une odeur de poisson, vous l’aurez remarqué).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entra un homme (assez petit mais dans la moyenne, la basse moyenne, mais bon, il n’était pas nain, dirons-nous à sa décharge) à la course (et c’était une course leste et agile, puisqu’il portait des souliers de sport, et de surcroît fort élégante en raison de sa veste marron de belle coupe qui seyait parfaitement sa voussure râblée, laquelle aurait été désavantagée par une gaminet ou un col roulé ; c’eut été pire avec une couleur vive, inutile de l’ajouter), si bien qu’à l’instant j’imaginai, je ne sais pourquoi, la course de la Vierge Marie parmi la foule, implorante, leste et agile malgré la douleur, vers son fils sacrifié sur la croix. Ensuite j’imaginai la Vierge jouant au tennis avec des Stan Smith et j’en fus troublé, mais je n’eus cette vision qu’une seconde, car en se retournant pour reprendre son équilibre, l’homme à la veste marron fut coincé dans les portes par la cravate (ce qui remplaça ma vision du tennis par une réflexion à propos de combien l’histoire du monde aurait été différente si Jésus avait non pas été crucifié mais pendu – les crucifix sur les murs, partout, serait remplacés par des petites potences, les gens porteraient des pendentifs en forme de nœuds coulants, les chapelets ne seraient pas des colliers, par crainte de suicides par émulation, mais des bâtonnets encastrés de billes), déridant l’auditoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jeune fille en fut déridée plus que les autres (non qu’elle fût ridée à la base – puisqu’elle n’était âgée que de treize, quatorze ans tout au plus, pus-je en juger par le galbe de ses seins tout rondelets que mettait en valeur sa camisole Garage à 2,50$, quoique les hormones dont on surcharge le poulet de nos jours provoquent parfois prématurément la puberté chez les jeunes, c’est documenté, ce qui pourrait me faire reculer mon estimation à douze ans et demi, douze, sur la fesse – j’emploie « dérider » dans le sens de « amuser », « égayer ») et elle pouffa de rire. L’homme se fâcha. Il tenta de la sermonner mais manqua de crédibilité (autant en raison de son argumentaire – lequel tournait autour du respect minimal du prochain et de l'immoralité de se moquer du malheur des autres, argumentaire par conséquent chargé d'un larmoyant fond catholique, ce qui, en toute logique, justifie l'emploi du verbe « sermonner » dont on remarquera qu'il rappelle la parole du curé en chaire, le « sermon », et que depuis la Révolution tranquille officiellement, mais depuis bien longtemps avant dans les faits, la parole religieuse a perdu la prise qu'elle avait au Québec, alors imaginez ce qu'elle avait comme effet sur une jeune fille née en 1997 ! – que parce que sa cravate l'étouffait et qu'il geignait avec une voix de fausset) et s'enfuit dès que les portes se rouvrirent à la station Sherbrooke. La jeune fille monta le volume de son iPod (vert métallique, d'un modèle déjà vieux de quelques années, celui à roulette, vous savez, ce qui me fit soudain douter de l'âge réel de sa propriétaire, qui, si elle avait effectivement eu entre douze et quatorze ans, aurait sûrement eu en sa possession le gadget dernier cri à écran tactile qu'on peut secouer pour faire sautiller des bonshommes de jeux vidéo, étant donné la pression sociale que subissent les adolescents prompts à faire chanter leur parents qui leur achètent illico le dernier cossin condamné à disparaître en raison de l'obsolescence planifiée; une fille plus âgée, de disons, dix-sept, dix-huit ans, et donc possiblement plus raisonnable en raison de son âge, accepterait d'utiliser son même bon vieux iPod jusqu'à ce qu'il rende l'âme pour vrai) et murmura les paroles de sa chanson (ce qui me rappela qu'un jour je m'étais assis face à un jeune homme dans un wagon de métro plus calme, comme c'est drôle, quelle coïncidence! et que le volume de son baladeur était si fort que j'en reconnus la chanson, une chanson que je connais bien et dont je m'étais mis à murmurer les paroles moi aussi en me demandant si le jeune homme le remarquerait et ainsi aurait l'impression que son univers, par une intervention fantastique, prenait le pas sur celui des autres et que tous entendaient la même chose que lui) du bout de ses lèvres charnues et provocantes de candeur; vraiment, elle était jolie, cette jeune fille. Mais bon dieu, son parfum de guédaille me révulsait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures plus tard, je revis l'homme à la cravate à la Bibliothèque nationale (laquelle n'avait pas perdu une seule lamelle de vitre dans la dernière année, une nette amélioration quant à moi, et il faut dire que depuis les incidents desdites lamelles tombées, des travaux ont été entrepris pour créer une plate-bande tout autour de l'édifice, évitant aux passants qui n'auraient pas eu la mauvaise idée de s'installer dans la plate-bande pour feuilleter leur livre de se faire défoncer par une masse de quelques centaines de kilos, comme cette pauvre jeune femme, Dieu ait son âme, qui a reçu l'an passé, alors qu'elle dînait avec son amoureux en tête-à-tête sur la terrasse d'un resto, une énorme brique s'étant détachée du mur au dessus), lisant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le monde diplomatique&lt;/span&gt;. Son téléphone cellulaire sonna brusquement (non qu'une sonnerie puisse sonner plus brusquement qu'une autre à proprement parler – dans la mesure où tout téléphone passe, si l'on se fie au carré sémiotique de Greimas, d'un état de non-émission à celui d'émission, ce qui ne peut placer aucun appareil au-dessus de l'autre en regard de cette fonction précise du degré zéro de l'avertissement – mais qu'il avait choisi comme timbre le début de la pièce The Runaway, de Gentle Giant, un échantillonnage de bruits de verre brisé très agressant, brusque en soi), rompant le silence de la salle de lecture. Une femme asiatique (Vietnamienne? Chinoise? Laotienne? Japonaise? Cambodgienne? Je ne sus le remarquer précisément, me trouvant par le fait même particulièrement ridicule de faire survivre ce cliché qui veut qu'on ne sait jamais identifier d'un regard une personne asiatique, me demandant si c'était le fait d'un racisme latent ou simplement d'une ignorance, et concluant qu'avant mon départ de la bibliothèque j'emprunterais un document sur l'ethnologie orientale – les Aïnus, peuple autochtone vivant au Japon et dans les îles de la Béringie, m'intéressent particulièrement) le gifla derrière la tête (une crisse de taloche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-8026473035241806434?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/8026473035241806434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/9-synchises.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8026473035241806434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8026473035241806434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/9-synchises.html' title='9. SYNCHISES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-8046907160130852806</id><published>2010-09-19T11:14:00.003-07:00</published><updated>2010-09-19T17:37:54.949-07:00</updated><title type='text'>8. PRONOSTICATIONS</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D’après moi, si tu continues comme ça, tu risques de te retrouver tôt à tard à Berri-Uqam à l’heure de pointe.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;— Ça se sent ces choses-là.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Tu seras tellement pressé par les événements que tu te verras contraint d’entrer en courant dans le wagon, à la seconde où les portes se referment. Comme Indiana Jones, sans le chapeau. Non, toi, tu auras plutôt le look d’un jeune cadre qui sait marier avec goût l’austérité d’une veste marron et le blanc de chaussures sport décontractées. Tu seras très tendance. En te retournant pour reprendre ton équilibre tout en gardant ta contenance, tu constateras avec désarroi que ta Giorgio Armani est prise entre les portes. Tu regarderas calmement autour de toi afin de mesurer la réaction des gens. Tu jugeras avec mépris le regard amusé des passagers, puis tourneras au violet lorsqu’une jeune fille éclatera de rire devant le ridicule de ta situation. Évidemment, tu te fâcheras et entameras un sermon que tu voudras inspiré, mais la posture grotesque dans laquelle tu te trouveras t’empêchera de trouver les mots justes, ce qui ne fera qu’alimenter l’hilarité de l’adolescente. Lorsque tu descendras à Sherbrooke pour te sortir de cette situation embarrassante, tu remarqueras que l’impertinente aura augmenté le son de son iPod, chantant tout bas un air que tu reconnaîtras sans peine, en ressentant toutefois l’ironie de la situation.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;— Don’t worry be happy.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Deux heures plus tard, nous nous croiserons à la bibliothèque Nationale, toi lisant le Monde Diplomatique et moi, assis à ma table habituelle, sans doute en train d’écrire. Ton téléphone cellulaire, que tu auras négligé d’éteindre, peut-être parce que tu auras été la risée des passagers dans le métro un peu plus tôt, fera retentir une sonnerie aux airs latins totalement inopportuns et viendra anéantir le calme de la salle de lecture. Une femme asiatique, sans doute lointaine parente de Bruce Lee, passera derrière toi à ce moment précis et te donnera une claque derrière la tête qui, je n’en doute pas, parviendra à te faire réaliser que tu es devenu un rustre dépourvu de savoir-vivre.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Soubresaut Brousseau&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-8046907160130852806?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/8046907160130852806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/8-pronostications.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8046907160130852806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/8046907160130852806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/8-pronostications.html' title='8. PRONOSTICATIONS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-2909621167177590247</id><published>2010-09-19T11:14:00.001-07:00</published><updated>2010-09-21T08:35:03.055-07:00</updated><title type='text'>7. RÊVE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je flotte à Berri-Uqam, j’entre dans le métro orange direction Xizhimen. Vêtu seulement d’une veste marron, porté par des Vierges Marie pures et blanches, les portes du wagon se referment sur mon phallus. Je perds l’équilibre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une jeune fille aux seins nus assise sur le banc juste à côté de moi se force pour éclater de rire, elle déclenche un rire gras, collectif, oppressif dans tout le train. Je me fâche, mais mon phallus coincé dans la porte ballotte mollement comme ma crédibilité qui file honteusement. Je vois une multitude de visages moqueurs et rieurs. La jeune fille qui a provoqué ce rire monte le volume de son ipod au point où tout le monde a sur les lèvres les paroles de la chanson. C’est insupportable. Je descends.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réfugié à la Bibliothèque Nationale toujours porté par des Vierges Marie pures et blanches, je remarque que tous les visages aux yeux bridés lisent Le Monde Diplomatique, ils ressemblent à des passagers du métro, mon téléphone cellulaire sonne brusquement, mon téléphone cellulaire sonne violemment, mon téléphone cellulaire sonne constamment, la sonnerie est la chanson du métro. Une femme asiatique, dont les seins rebondissent, passe derrière moi et me frappe le derrière de la tête d’un coup de Monde Diplomatique roulé serré. À cet instant précis, je me réveille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://flashgordoncontre-attaque.blogspot.com/"&gt;Flash Gordon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-2909621167177590247?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/2909621167177590247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/7-reve.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2909621167177590247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/2909621167177590247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/7-reve.html' title='7. RÊVE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-317975207644214173</id><published>2010-09-19T11:07:00.000-07:00</published><updated>2010-09-21T04:43:50.673-07:00</updated><title type='text'>6. SURPRISES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Incroyable! Un métro à l’heure de pointe! Direction Montmorency! Un homme entre évitant les portes. Tchak! Diantre! Il porte une veste brune! Ce n’est pas tendance! Surtout avec une cravate de cuir coincé dans les portes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Ah! Ah! Pouffe de rire une jeune fille. Grrr! Se fâche l’homme, dont la crédibilité est coincée avec sa cravate! Il sort en trombe et en colère à Sherbrooke! Surprise! Le volume du ipod de la jeune fille monte au rythme des paroles qui se baladent au bout de ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sacré nom d’une pipe! Montréal est un village! Cent vingt minutes plus tard, je tombe sur la veste brune! Son propriétaire lit La Semaine à la Bibliothèque Nationale. Twilli! Twilli! Sonne son téléphone! Coup de théâtre! La jeune fille asiatique au ipod lui crisse un atémi derrière sa tête démodée! KIAILLE! Qu’elle fait en même temps que le vlan!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://flashgordoncontre-attaque.blogspot.com/"&gt;Flash Gordon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-317975207644214173?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/317975207644214173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/6-surprises.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/317975207644214173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/317975207644214173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/6-surprises.html' title='6. SURPRISES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-9083155174713805770</id><published>2010-09-17T10:58:00.000-07:00</published><updated>2010-09-17T10:59:02.797-07:00</updated><title type='text'>5. RÉTROGRADE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paf! Sur la nuque du pauvre lecteur. À chaque univers, son big-bang : celui-ci naît du choc de la main de la Japonaise sur la tête de l’homme dont le cellulaire a laissé s’échapper une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Die Walküre&lt;/span&gt; tonitruante, entre les rangées de la Grande Bibliothèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elles ne le frappent pas, les femmes se moquent de lui. Deux heures plus tôt, il sortait du métro en fusil après qu’une jeune fille l’eut vu se prendre la cravate entre les portes du wagon. C’était entre les stations Berri-UQAM et Sherbrooke, il voulait jouer à l’adulte, avait mis son veston, avait plié &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/span&gt; sous son bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il n’avait pas mis ces horribles souliers de course, si blancs, si juvéniles, l’envie de courir pour entrer dans le wagon aurait passé. Il aurait pris un autre train. C’était l’heure de pointe, il y en avait plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://twistnserve.blogspot.com/"&gt;William S. Messier&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-9083155174713805770?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/9083155174713805770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/5-retrograde.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/9083155174713805770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/9083155174713805770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/5-retrograde.html' title='5. RÉTROGRADE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-604886721534063773</id><published>2010-09-15T13:32:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T14:12:10.029-07:00</updated><title type='text'>4. MÉTAPHORIQUEMENT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au beau milieu du rectiligne ver azur, aux heures et en direction du Klondike, un grand marronnier dégourdi fit vivement volte-face tout en coinçant sa corde-au-cou entre les mâchoires métalliques et claquantes d'une sésame à double-tranchant. Il chargea la sueur de son front de défendre son honneur face à une dragonesque et arborescente jeune oie du Canada qui n'avait pu retenir ses gloussements. Sa peine refusant d'être perdue devant cette jouvence implacable, il jailli à la fontaine suivante, automnal, effeuillé.&lt;br /&gt;À l'intérieur même de l'utérus culturel de la nation, je recroisai sa route quelques égrènements d'aiguille plus tard alors même qu'assis en Amérique, il lisait l'Europe et se faisait souffleter par l'Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-604886721534063773?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/604886721534063773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/4-metaphoriquement.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/604886721534063773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/604886721534063773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/4-metaphoriquement.html' title='4. MÉTAPHORIQUEMENT'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-5718082036448879927</id><published>2010-09-15T07:16:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T07:18:15.485-07:00</updated><title type='text'>3. LITOTES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je circule sous terre avec un certain nombre de gens quand un homme se voit contraint dans ses mouvements, ce qui ne déplaît pas à une fille. Il veut lui en parler mais s'en va, et de toute façon elle n'aurait rien entendu.&lt;br /&gt;Plus tard, je le revois à la bibliothèque, puni pour avoir rompu le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-5718082036448879927?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/5718082036448879927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/3-litotes.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5718082036448879927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/5718082036448879927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/3-litotes.html' title='3. LITOTES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-305454127691337504</id><published>2010-09-15T07:04:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T07:05:35.385-07:00</updated><title type='text'>2. EN PARTIE DOUBLE</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le métro, un moyen de transport plutôt vert, à l’heure de pointe et au moment de la journée où les gens se rendent travailler, à Berri-Uqam, une station achalandée. Dans la ligne orange et dont la couleur rappelle vaguement celle de l’abricot, se dirigeant en direction de, et vers Montmorency. Un homme, un mâle entre et pénètre en courant et sprintant dans le wagon et le fourgon juste au moment et à l’instant même où les portes et les issues se referment et se rabattent. Il porte et est vêtu d’une veste et d’un blazer marron et brun, des souliers, des espadrilles sports blancs coquille d’oeuf, blancs comme la Vierge Marie. En se retournant et en faisant demi-tour, pour reprendre et ressaisir son équilibre et sa stabilité, sa cravate se prend, est prise en otage par les portes.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une jeune et gamine fille assise et posée sur le banc juste à côté et pas très loin ne peut ni s’empêcher ni se retenir de pouffer et d’éclater de rire. L’homme se fâche et se révolte. Il tente, essaie de la sermonner et de lui faire la leçon, mais sa cravate prisonnière et captive des portes lui enlève et lui retire toute crédibilité et vraisemblance.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il descend et sort à Sherbrooke et la fille lève, hausse le son et la musique de son ipod en murmurant et en susurrant les paroles de la chanson du bout, de l’extrémité des lèvres et de la bouche.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Deux heures, 120 minutes plus tard, je croise, je rencontre l’homme, l’individu à la cravate, au bout de tissu ornemental socialement fort prisé à la Bibliothèque du peuple, la Bibliothèque Nationale. Il est en train, il s’affaire à lire et à décortiquer Le Monde Diplomatique et son téléphone cellulaire, son appareil de communication sonne et retentit brusquement, abruptement. Une femme, une nana asiatique et tout à fait orientale qui passait derrière, c’est-à-dire au verso, à cet instant précis, exact, lui donne, lui administre une claque, une taloche derrière la tête, à l’arrière de sa boîte crânienne.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Soubresaut Brousseau&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-305454127691337504?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/305454127691337504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/2-en-partie-double.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/305454127691337504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/305454127691337504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/2-en-partie-double.html' title='2. EN PARTIE DOUBLE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-991068264331331332.post-9125581896926507675</id><published>2010-09-15T07:01:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T07:03:05.555-07:00</updated><title type='text'>1. NOTATIONS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le métro à l'heure de pointe. Station Berri-Uqam. Ligne orange, direction Montmorency. Un homme entre en courant dans le wagon juste au moment où les portes se referment. Il porte une veste marron et des souliers sports blancs comme la Vierge Marie. En se retournant pour reprendre son équilibre sa cravate se prend entre les portes.&lt;br /&gt;Une jeune fille assise sur le banc juste à côté ne peut s'empêcher de pouffer de rire. L'homme se fâche. Il tente de la sermonner, mais sa cravate prisonnière des portes lui enlève toute crédibilité. Il descend à Sherbrooke et la fille lève le son de son ipod en murmurant les paroles de sa chanson du bout des lèvres.&lt;br /&gt;Deux heures plus tard je croise l'homme à la cravate à la Bibliothèque Nationale. Il est en train de lire Le Monde Diplomatique et son téléphone cellulaire sonne brusquement. Une femme asiatique qui passait derrière lui à cet instant précis lui donne une claque derrière la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/"&gt;Clarence L'inspecteur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/991068264331331332-9125581896926507675?l=toujourstropbon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/feeds/9125581896926507675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/1-notations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/9125581896926507675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/991068264331331332/posts/default/9125581896926507675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://toujourstropbon.blogspot.com/2010/09/1-notations.html' title='1. NOTATIONS'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
