Au beau milieu du rectiligne ver azur, aux heures et en direction du Klondike, un grand marronnier dégourdi fit vivement volte-face tout en coinçant sa corde-au-cou entre les mâchoires métalliques et claquantes d'une sésame à double-tranchant. Il chargea la sueur de son front de défendre son honneur face à une dragonesque et arborescente jeune oie du Canada qui n'avait pu retenir ses gloussements. Sa peine refusant d'être perdue devant cette jouvence implacable, il jailli à la fontaine suivante, automnal, effeuillé.
À l'intérieur même de l'utérus culturel de la nation, je recroisai sa route quelques égrènements d'aiguille plus tard alors même qu'assis en Amérique, il lisait l'Europe et se faisait souffleter par l'Asie.
Clarence L'inspecteur
À l'intérieur même de l'utérus culturel de la nation, je recroisai sa route quelques égrènements d'aiguille plus tard alors même qu'assis en Amérique, il lisait l'Europe et se faisait souffleter par l'Asie.
Clarence L'inspecteur
Hahahaha ! La fin est particulièrement réussie.
RépondreSupprimerMais ce sont des métonymies, et non des métaphores...
RépondreSupprimerT'as raison Bock. Je n'ai qu'une chose à répondre:
RépondreSupprimer"Les métaphores sont des métonymies qui s’ignorent et qui un jour le deviendront."
-Umberto Eco.
Nous sommes donc dans l'ère posteco, où les axes du mal fusent, mais plus jamais le paradigmatique ni le syntagmatique, qui se sont fondus en une droite dont on ne sait où elle va. Mettons.
RépondreSupprimerRétrograde:
RépondreSupprimerhttp://twistnserve.blogspot.com/2010/09/5-retrograde.html
@Clarence: Toujours commode, le petit recueil de réparties d'Umberto Eco, hen?
RépondreSupprimerECO, Umberto. "Quips et conséquences: répondre à un lecteur modèle sans fuckailler son horizon d'attente". Baillargeon et Baillargeon Éditeurs, Paris, 1989.